Grenelle de l'environnement : faire de l'immobilier de demain un enjeu écologique

26/10/2007 à 00:00 - Immobilier - Par - Réagir

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Le « Grenelle de l'environnement » a débouché sur de réelles avancées en matière de lutte contre le réchauffement climatique et de développement durable.
Au terme de ces deux jours de négociation (les 24 et 25 octobre 2007), un bon nombre de dispositions concernant l'habitat devraient être mises en place.
C'est aux professionnels de l'immobilier qu'il incombera de les mettre en oeuvre et la tache qui les attend s'avère d'une ampleur colossale.

Construits avant la première réforme thermique de 1977, 19 millions de logements individuels et 13 millions de biens immobiliers collectifs vont se voir concernés par ces mesures.
Considérées comme trop énergétivores, ces habitations devront donc faire l'objet d'une totale rénovation thermique, aidées en cela par un diagnostic immobilier des performances énergétiques enfin généralisé (diagnostic DPE).
Un chantier qui devrait coûter entre 400 et 800 milliards d'euros, répartis sur les 25 prochaines années.

La principale mesure prise lors de ce « Grenelle de l'environnement » concernant l'immobilier est somme toute assez simple.
Partant du constat que le secteur du bâtiment et à l'origine de 25% des émissions de gaz à effet de serre et qu'il représente 46% de la consommation énergétique totale, la décision a été prise de réduire par 4 cette consommation d'ici 2012.

Dans les faits, un bien immobilier nouvellement construit devra voir plafonner ses dépenses d'énergie à 80 kWh en 2010 et 50 kWh en 2012 (à l'heure actuelle, la moyenne du parc immobilier français s'élève à 250 kWh).

Cet objectif ambitieux risque toutefois de se heurter au problème de la formation des professionnels de l'immobilier (maçons, plombiers, électriciens, etc.) qui vont désormais devoir travailler de concert afin de proposer aux particuliers des équipements adaptés à leurs besoins énergétiques (chaudière à condensation, matériaux innovants, panneaux solaires, etc.).
Cette formation représente également un coût estimé entre 75 et 100 millions d'euros pour les 3 ans à venir.
« Nous sommes prêts à relever le défi. Mais cet objectif sera difficile à atteindre. Pour y parvenir, il faut former massivement au sein de l'ensemble de la filière », a déclaré la Fédération Française du Bâtiment (FFB) au sortir des négociations.

Mais pour qu'un tel dispositif écologique puisse s'installer durablement, l'effort ne devra pas venir que des professions de l'immobilier.
Les particuliers seront également sollicités puisque leur investissement devrait s'échelonner entre 15 000 et 20 000 euros par ménage.
Bien sûr des solutions de financement seront proposées et, outre les aides reversées par l'ANAH (Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat), l'instauration du prêt immobilier écologique et les crédits d'impôt déjà en vigueur, Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, évoquait déjà des « prêts bonifiés, pas chers ».

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