Immobilier : le long chemin des bâtiments à énergie positive

06/06/2012 à 12:25 - Immobilier - Par - Réagir

Le long chemin des bâtiments à énergie positive
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Le bâtiment à énergie positive reste encore peu connu du grand public et a du mal à s'imposer dans le parc immobilier.

Que ce soient des bureaux, des bâtiments publics ou des logements, les bâtiments à énergie positive (Bepos) s'implantent peu à peu dans notre paysage, mais ils peinent encore à séduire tous les publics. Un Bepos doit produire plus d'énergie qu'il n'en consomme, une promesse qui a son importance à l'heure où les prix de l'énergie continuent de flamber. Ils restent cependant peu nombreux et on en recense qu'une petite centaine sur tout le territoire.

S'ils ont du mal à s'imposer c'est à cause de leur coût de construction qui est supérieur à celui d'un bâtiment classique. Un coût que même l'Ademe, agence pour l'environnement, éprouve des difficultés à évaluer. Le retour sur investissement est également assez long car il faut en moyenne 10 ans pour que l'investisseur s'y retrouve. Selon l'Ademe, le surcoût peut varier de 10 à 25%, un surplus non négligeable, surtout en cette période de crise économique. Quant à leurs performances énergétiques, même si elles existent, elles équivalent aujourd'hui à la consommation d'un bâtiment basse consommation classique, qui reste moins cher à produire.

Une étude non publiée de l'Ademe, réalisée sur une trentaine de bâtiments, démontre pourtant que ces constructions tiennent leurs promesses. Si ces derniers consomment environ 50 kWh/m²/an, ils sont également en mesure de produire entre 50 et 80 kWh/m²/an grâce par exemple à l'utilisation de panneaux solaires (soit largement de quoi couvrir leur propre consommation). Des chiffres qui permettraient de convaincre les plus sceptiques que le bâtiment à énergie positive fonctionne.

Côté logement, seuls quelques bailleurs sociaux et un petit nombre de propriétaires se lancent dans l'aventure du Bepos. Si en termes de performance énergétique, de tels bâtiments paraissent séduisant, son coût constitue toujours un frein à sa démocratisation. La majorité des bâtiments concerne donc le tertiaire et des bâtiments publics.

Pourtant, le Bepos représente l'avenir, car d'ici 2020, tout bâtiment neuf devra être à énergie positive pour respecter la RT (Réglementation Thermique) 2020. Mais là encore, la réglementation est relativement floue concernant les critères qui définissent un Bepos. En attendant une définition plus précise, le bâtiment à énergie positive a encore du temps devant lui pour convaincre les récalcitrants.

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