Le plan anti-crise de la Capeb

07/03/2013 à 10:21 - Immobilier - Par - Réagir

Le plan anti-crise de la Capeb
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Las d'attendre une éventuelle action du gouvernement, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) a récemment présenté au Sénat toute une série de mesures destinées à endiguer la crise qui frappe actuellement le secteur de la construction.

Comment freiner la chute de la production de logements qui met à mal, depuis plusieurs mois maintenant, tout un secteur d'activité ? C'est à cette question que le président de la Capeb, Patrick Liébus, entendait répondre en exposant diverses propositions lors d'une audition publique au Sénat. Des propositions qui, pour ce dernier, tiennent plus de la nécessité au regard des heures sombres que vit actuellement le secteur de la construction. Entre 2011 et 2012, ce ne sont ainsi pas moins de 74.000 nouveaux logements qui ont fait défaut, soit une chute de la production de l'ordre de 18% et la suppression de près de 1300 emplois chaque mois. Si le volume de logements construits l'année dernière s'est établi à 346.000 unités, 2013 pourrait bien voir celui-ci se réduire encore un peu plus, poussant la Capeb à avancer le chiffre de 40.000 emplois menacés sur l'ensemble de l'année.

Afin d'endiguer cette hémorragie, Patrick Liébus propose d'agir rapidement sur les points sensibles que sont notamment le taux de TVA appliqué à la construction, les aides fiscales proposées aux particuliers ou encore les solutions de financement jugées inadaptées.

Dans le détail, la Capeb plaide donc pour l'instauration d'une fiscalité permettant de lutter efficacement contre la rétention foncière, le cumul du crédit d'impôt développement durable et de l'éco-prêt (sans condition de ressources et pour une durée de 5 ans) ainsi que la mise en place d'un moratoire de 5 ans sur ces deux dispositifs (période au cours de laquelle aucune décision ne viendrait modifier leurs modalités d'application).

En ce qui concerne les solutions de financement proposées aux ménages, la Capeb appelle de ses v½ux une nouvelle refonte du prêt à taux zéro Plus. La confédération milite ainsi pour un « PTZ universel sans condition de ressources et ouvert à l'ancien à condition de réaliser des travaux de performance énergétique ». Une mesure à laquelle viendrait s'ajouter la création d'un prêt immobilier consacré à la rénovation énergétique des logements. Puisant dans les quelques 50 milliards d'euros épargnés l'année dernière au travers du Livret A et du Livret de Développement Durable (LDD), ce Prêt Energie Rénovation des Logements (ou PERL) serait octroyé en complément d'un éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) pour un montant compris entre 5000 et 10.000 euros.

Enfin, à l'instar de l'ensemble des professionnels de la construction et de la rénovation, la Capeb prône l'application d'un taux de TVA réduit à 5% pour l'entretien et l'amélioration du bâtiment. « Avant de chercher à atteindre des objectifs ambitieux, il faudra commencer par sauver le secteur. La hausse de la TVA, la concurrence déloyale des auto-entrepreneurs et nos difficultés de trésorerie nous empêchent d'avancer. Vous avez déjà essayé de marcher avec des boulets aux pieds ? Et bien c'est ce que les pouvoirs publics nous demandent ! », souligne à ce sujet Patrick Liébus.

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Par riviera06500 -

Cet article est inimaginable, il ne contient que des demandes de cadeaux par l'état!
Mais qui devra les payer, de nouveaux impôts et taxes, une dette pour les générations futures, une réduction des aides en faveur des plus démunis?
Si les prix de l'immobilier n'avaient pas été soutenus par les cadeaux de l'état aux promoteurs et l'enrichissement sans cause des possesseurs d'immobilier au début de la crise, les prix seraient inférieurs de 30% et le marché serait purgé.

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Par rentier -

vous avez raison, ce ne sont que des demandes de cadeaux par l'Etat. Ils n'auront rien, sauf peut-être la TVA à 5%.

Mais il y a aussi des chiffres cités, comme la baisse de 18% de la production de logements, qui devrait encore s'aggraver.
En fait, on ne construit toujours pas assez de logements pour la population qui augmente, donc la demande est toujours supérieure à l'offre, et augmente plus vite.

Je veux bien que Sarko ait fait des cadeaux aux promoteurs (lesquels?), mais "l'enrichissement sans cause des possesseurs d'immobilier", c'est une jolie tournure, mais ça ne veut rien dire.
Un possesseur d'immobilier, c'est l'immobilisation d'un capital dans un investissement. Où avez-vous vu que la rentabilité d'un investissement est un enrichissement sans cause?
Acheter à terme des valeurs boursières (donc sans les payer sur l'instant) et les revendre plus cher dans la journée, en empochant la différence, sans avoir montré un seul euro pour ce faire, ça c'est de l'enrichissement sans cause. Mais c'est légal, ça s'appelle de la spéculation.

Je ne crois pas à votre explication d'une soit-disant surévaluation de 30% de la VALEUR du foncier. Je crois seulement que les français sont devenus pauvres, et que tant qu'on ne construira pas plus de logements qu'il n'y a de demande, la situation n'est pas près de changer...

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