Les aides au logement n'augmenteront pas en 2014

27/09/2013 à 09:44 - Immobilier - Par - Réagir

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Economie budgétaire oblige, les aides au logement dont bénéficient les locataires les plus modestes n'augmenteront pas en 2014. Stipulé dans une annexe du projet de loi de finance, ce gel des APL (aides personnalisées au logement) devrait concerner quelques 6,4 millions d'allocataires.

Lorsque le gouvernement donne d'une main, il arrive bien souvent qu'il reprenne de l'autre. Si plusieurs mesures en faveur de la rénovation énergétique du parc immobilier (prime exceptionnelle, baisse de la TVA) ont en effet récemment été annoncées, il n'en ira pas de même pour les aides au logement qui constituent certes une ressources non négligeable pour des millions de ménages (212 euros en moyenne chaque mois) mais aussi et surtout un sérieux poste de dépense pour l'Etat.

Ajustées chaque année en fonction de l'évolution des prix de l'immobilier, les APL avaient profité d'une revalorisation de +2,15% l'année dernière, coutant ainsi à l'Etat quelques 362 millions d'euros supplémentaires. Le gel des aides au logement décidé pour 2014 devrait donc permettre au gouvernement d'économiser 177 millions d'euros.

Si Emmanuel Zemmour, président de l'UNEF (syndicat étudiant) regrette « que l'on fasse des économies budgétaires en douce qui passent par le gel d'aides qui ne coûtent pas trop cher à l'Etat mais qui sont cruciales pour les étudiants », le gouvernement précise qu'il ne s'agit là que d'un manque à gagner de quelques euros tout au plus. Néanmoins, en ces temps de rigueur, la pilule aura très certainement du mal à passer auprès des allocataires dont les revenus sont généralement des plus modestes.

Le gouvernement souligne que si les aides au logement seront bien gelées en 2014, l'enveloppe budgétaire qui leur sera consacrée augmentera de 3,14%, passant ainsi de 4,9 à 5,1 milliards d'euros. Un paradoxe qui s'explique non pas par une progression de l'aide allouée à chaque ménage mais par un nombre croissant d'allocataires.

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