Immobilier : logement étudiant et pratiques abusives, la polémique enfle

30/08/2010 à 12:13 - Immobilier - Par - Réagir

Logement étudiant : les abus se multiplient
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Suite à la publication d'un rapport de la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF), le secrétaire d'Etat à la Consommation, Hervé Novelli, se penche sur le dossier du logement étudiant. Objectif visé : en finir avec les fraudes dont peuvent être victimes les étudiants en location.

Publicité mensongère, clauses abusives du contrat de location, caractéristiques erronées du logement, conservation du dépôt de garantie, bailleur se déchargeant de ses responsabilités, à en croire la DGCCRF, voilà à quoi s'expose un étudiant souhaitant louer un logement au sein du parc immobilier privé. Après avoir passé en revue les contrats de location de quelques 1200 agences immobilières, la Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes se montre on ne peut plus explicite : « nous n'avons pas trouvé un seul contrat ne comportant pas au moins une anomalie ».

En cette veille de rentrée universitaire, le dossier du logement étudiant s'étoffe donc encore un peu plus. Après le manque flagrant de places disponibles, les prix des locations en hausse (voir notre article), le cumule des aides de l'Etat (APL et demi-part fiscale) supprimé puis réintégré, voilà que s'ajoute à la liste fraudes et pratiques abusives des bailleurs. Une ligne de trop sur la copie du logement étudiant qui provoque aujourd'hui la montée aux créneaux d'Hervé Novelli, le secrétaire d'Etat à la Consommation.

Dans un entretien publié ce lundi 30 août dans Le Parisien, Hervé Novelli juge cette situation « insupportable » : « Parmi les contrats des 233 entreprises contrôlées par la DGCCRF, un sur dix contient des clauses abusives. [...] Certains bailleurs abusent de l'inexpérience des étudiants et de la pénurie de logements ». Evoquant d'éventuelles « sanctions administratives », le secrétaire d'Etat déclare avoir « lancé pour la rentrée une vague de contrôles renforcés ».

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3 2

Par Delay -

A force de contrôle et de sanctions à l'encontre uniquement des propriétaires, ils finiront par ne plus louer leurs biens. Un contrat doit demeurer libre et établi avec le consentement des deux parties (loueur et locataire). Je ne vois pas pourquoi autant de tapage! Attention celà ne réglera pas la crise du logement car en France la véritable crise c'est celle de la confiance. Les propriétaires ne veulent plus louer ils sont trop emmerdés.
Lorsque leur bien est dégradé qui paie?
Lorsque leur bien est squatté qui paie?
Pensez vous aussi à l'inverse?
Qui parle de ces petits loueurs qui doivent subir les plaintes des voisinages à cause des tapages causés par des visites excessives?
Il faut un équilibre sinon basta ils préféreront laisser leurs biens vacants plutôt que de se faire mépriser et malmener...

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Par picardet -

Bonsoir,

je viens de faire l'expérience de la mise en place d'une colocation pour mon fils et deux autres étudiants; Les " familles ont dû s'engager en caution solidaire chacune pour tous les étudiants. C'est complètement dingue. C'est vrai, les associations de sans logis sont impunies lorsqu'elles violent la propriété privée par la ruse qui plus est; et du coup les propriétaires- je les comprends - s'entourent d'un luxe de précaution dans leurs contrats.Je comprends qu'ils aient peur aujourd'hui car nous ne sommes plus dans un pays honnête où l'Etat assume correctement sa fonction régalienne.
Et comme c'est parti, la tendance des moeurs ne fera que de se dégrader...au détriment de nos étudiants et des autres locataires

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