Logement : le gouvernement rabote les APL

30/09/2015 à 11:57 - Immobilier - Par - Réagir

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Les APL seront bel et bien réformées à compter de l'année prochaine. Une réforme synonyme d'économies substantielles pour le gouvernement mais aussi de coup dur pour bon nombre de bénéficiaires.

Réforme de l'APL : ce que l'Etat compte économiser

Si François Hollande a annoncé la semaine dernière qu'il n'était plus question de toucher à l'APL accession (allocation versée dans le cadre d'un crédit immobilier), il n'en va pas de même en ce qui concerne les APL classiques. Devant la charge qu'elle représente sur le budget de l'Etat, le gouvernement entend bien lancer dès 2016 une réforme de l'aide personnalisée au logement. Suivant les recommandations d'un rapport remis il y a quelques mois par le député François Pupponi, le montant des APL sera non seulement plafonné en fonction du loyer mais prendra également en considération le patrimoine (mobilier et immobilier) des bénéficiaires. Concrètement, l'Etat espère ainsi économiser 225 millions d'euros en 2016 et 314 millions en 2017.

De telles sommes peuvent paraître importantes mais ne représentent finalement qu'une goutte d'eau au regard des 15,5 milliards d'euros que coûte cette aide au ministère du Logement (son principal poste de dépenses). Celui-ci a d'ailleurs précisé qu'il n'était pas tant question de réaliser des économies que de compenser les nouvelles aides accordées aux HLM et aux réfugiés.

Les ménages modestes abandonnés par le gouvernement

Mais si cette réforme ne profitera que modestement à l'Etat, elle risque en revanche de peser bien plus lourdement sur les ménages bénéficiaires. Concernant la prise en compte du patrimoine pour diminuer les APL versées, on ne peut que s'inquiéter de la situation d'un retraité qui, après avoir accumulé un bas de laine plus ou moins conséquent pour se payer sa maison de retraite, sera contraint de puiser dans cette réserve pour compenser la réduction de ses APL.

Quant au plafonnement de l'APL selon le loyer dont s'acquitte le bénéficiaire, quid de ses familles qui, lassées d'attendre qu'on leur attribue un logement social, sont obligées de se tourner vers la location privée dont les loyers sont justement bien plus élevés ? Le gouvernement ne les condamne-t-il pas là à une double peine, à savoir payer un loyer conséquent et voir leur APL réduite à peau de chagrin ?

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