Loi Alur : les locataires aussi ont la "GUL" de bois

18/12/2013 à 11:59 - Immobilier - Par - Réagir

Loi Alur : les locataires aussi ont la
Loi Alur : les locataires aussi ont la "GUL" de bois

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Ce lundi 16 décembre, Cécile Duflot la ministre du Logement a dévoilé une version quelque peu remaniée de son projet de loi Alur, présentant notamment une nouvelle formule de la Garantie universelle des loyers (GUL). Une formule qui ne semble pas convaincre la Confédération nationale du logement (CNL), principal syndicat de locataires en France.

Poursuivant le but qui lui a été initialement dévolu, à savoir de sécuriser les propriétaires bailleurs contre les éventuels risques d'impayés de loyer, la Garantie universelle des loyers présente depuis lundi un visage passablement différent. Parmi les modifications essentielles apportées au texte par Cécile Duflot, on notera la possibilité pour les propriétaires de choisir entre la GUL et un dispositif de caution ainsi qu'un financement intégralement pris en charge par les pouvoirs publics (Etat et Action Logement). Deux dispositions qui, si elles ont été instaurées pour répondre aux vives critiques émises principalement par les propriétaires, ne semble aujourd'hui pas être de nature à contenter les locataires. Si l'on en croit la CNL, ces dernières feraient de la GUL une garantie “non satisfaisante” en ces temps de crise du logement.

Concernant l'opportunité offerte aux propriétaires bailleurs de choisir entre cette future Garantie universelle des loyers et un principe de cautionnement, la CNL estime ici que le dispositif “fait la part belle aux bailleurs privés”. Pour la confédération, il apparaît évident que les propriétaires “continueront d'utiliser le mécanisme de la caution et la GUL ne répondra pas à son objectif initial, favoriser l'accès au logement pour tous”.

Outre le caractère facultatif donné par Cécile Duflot à la GUL, le syndicat de locataires pointe également du doigt les modalités de son financement. Si une taxe appliquée tant aux locataires qu'aux propriétaires ne semblait convenir à personne, la CNL ne semble pas non plus apprécier la gratuité offerte par cette GUL nouvelle version. Plutôt que de puiser dans les caisses de l'Etat et donc, par extension, dans le porte-monnaie des contribuables, la CNL estime qu'il revient aux bailleurs de “financer en partie cette GUL”.

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page