Manque de logements sociaux : les maires sanctionnés

27/10/2015 à 16:16 - Immobilier - Par - Réagir

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Déjà sous le feu des projecteurs, les communes qui n'atteignent pas le quota réglementaire de logements sociaux pourraient se voir privées d'aides régionales.

Loi SRU et logement social : la chasse est ouverte !

Cette semaine, le gouvernement a dévoilé la liste des 36 communes ne respectant pas la loi SRU en matière de logements sociaux. Celle-ci leur impose en effet d'allouer 25% de leur parc immobilier au logement social. Un quota que ces communes sont bien loin de respecter. Face à ces maires présentés comme « récalcitrants », le gouvernement a donc décidé d'agir. Outre la publication de cette « liste de la honte », il prévoit également de donner libre pouvoir aux préfets pour réquisitionner, construire et attribuer les logements sociaux à la place des maires.

La double peine pour les communes « récalcitrantes » ?

Mais pour certains de ces mauvais élèves, la sanction pourrait se révéler bien plus lourde. Réagissant sur iTélé à la publication de cette liste, Claude Bartolone a en effet souligné qu'à défaut d'une prise rapide de conscience, les communes concernées se retrouveront privées des habituelles subventions versées par la région. « Je l'annonce pour tous les maires qui ne prendraient pas l'engagement de se lancer et de programmer la construction de 25 % de logements sociaux, il n'y aura pas d'aides de la région », a ainsi lancé le candidat socialiste à la présidence de la région Île-de-France.

La loi SRU est-elle « absurde » ?

Si de leur côté les maires aujourd'hui pointés du doigt semblent majoritairement devoir faire profil bas, ce n'est toutefois pas le cas de tous. Pour Sylvain Berrios, député-maire de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), « ce n'est certainement pas en punissant des maires dits de droite qu'on fera en sorte que ça aille mieux dans les villes dites de gauches ». Dénonçant une man½uvre politique à l'approche des élections régionales, il explique qu'avec une densité de population avoisinant déjà les 6600 habitants par km², il n'a de toute façon plus de place à accorder au logement social. L'élu Républicain précise en outre que vouloir à tout prix loger un français sur quatre (25%) dans un logement social est un objectif purement « absurde ». Et c'est pourtant bel et bien celui poursuivi actuellement par le gouvernement.

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