Observatoire des loyers : l'Unis se met en grève

16/10/2013 à 11:21 - Immobilier - Par - Réagir

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Gouvernement et professionnels de l'immobilier seraient-ils sur le point de se livrer une véritable guerre dont l'enjeu serait la possession de données relatives aux loyers ? Si l'on en est certes pas encore là, un nouvel acteur de l'immobilier prend aujourd'hui ses distances avec une ministre du Logement dont il dénonce le projet de loi.

Disposition emblématique du projet de loi Alur défendu par Cécile Duflot, l'encadrement des loyers s'appuie principalement sur les données qui seront transmises par les différents observatoires des loyers disséminés sur l'ensemble du territoire. S'opposer au bon fonctionnement de ces observatoires c'est également porter atteinte au projet de loi Alur. Une relation de cause à effet dont l'Union des syndicats de l'immobilier (Unis) a pleinement conscience.

Ce mardi 15 octobre, à l'occasion de son Congrès annuel, l'Unis a en effet fait part de son intention de ne plus collaborer de quelques manières que ce soit aux observatoires des loyers instaurés par Cécile Duflot. Une initiative que l'Union présente comme une réaction à un projet de loi dont le principal effet sera de déresponsabiliser les locataires. “Un message indiquant aux locataires de ne plus payer le loyer aurait eu le même effet” ironise non sans une certaine colère son président, Etienne Ginot.

S'il n'est plus disposé à alimenter en chiffres et données diverses les observatoires publics, l'Unis annonce en revanche oeuvrer “au profit de l'observatoire privé CLAMEUR” récemment mis en place par les professionnels du secteur et qui se présente désormais comme un sérieux concurrent.

Rendue publique par voie de communiqué de presse, cette décision de l'Unis n'est pas sans rappeler celle prise en juin dernier par la Fnaim. Devant la volonté de Cécile Duflot de plafonner les frais d'agence, la Fédération nationale de l'immobilier annonçait alors la suspension de sa participation aux observatoires des loyers, regrettant que “la ministre agisse comme s'il était nécessaire de nettoyer la profession, alors que les professionnels de l'immobilier réclament des réformes à corps et à cris depuis trois ans”.

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