Plomb : la France ne sera pas conforme à temps !

05/12/2013 à 12:44 - Immobilier - Par - Réagir

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Si, lorsque l'on évoque le 25 décembre, la très grande majorité des français pensent à Noël, certains propriétaires pensent pour leur part à leurs canalisations d'eau potable. En vertu d'une directive européenne, à compter de cette date, toutes les canalisations en plomb encore présentes au sein de logements anciens devront avoir été remplacées. Des travaux que bon nombre de propriétaires n'ont pas encore engagés et qui suscitent l'inquiétude de la CLCV.

En 1998, après une importante vague d'intoxication au plomb (85.000 enfants français affectés), Bruxelles laissait donc 15 ans à la France pour changer les veilles canalisations d'eau potable équipant les logements datant d'avant 1949. A moins de trois semaines de l'échéance fixée par la directive européenne, force est de constater que le parc immobilier français est encore loin de répondre à cette exigence. Si l'on en croit une étude réalisée en février 2013, quelques 7,5 millions de logements (dont 838.000 à Paris) n'étaient alors toujours pas aux normes.

A l'approche de cette date butoir que représente le 25 décembre, l'association de défense des consommateurs CLCV ne peut que manifester une vive inquiétude. "La mise en œuvre de cette disposition, issue d'une directive européenne, est très peu suivie par les pouvoirs publics", souligne-t-elle avant d'ajouter qu' "à ce jour, il est impossible de connaitre le taux de conformité mais les remontées de terrain et les avis d'experts tendent à montrer que la majorité des copropriétés n'ont pas effectué les travaux".

Concrètement, si Bruxelle impose de porter la teneur en plomb de chaque logement à un maximum de 10 microgrammes par litre d'eau (selon les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé), la CLCV craint que certains propriétaires, réalisant ces travaux dans la précipitation, ne puissent finalement pas supporter leur coût relativement élevé (estimé à 2.250 euros par logement).

Dans les faits, l'association estime que "dans la mesure où l'échéance du 25 décembre 2013 ne sera pas respectée par beaucoup, et que les pouvoirs publics ont été assez absents, le pragmatisme doit amener le gouvernement à organiser un report d'application". Une lettre a donc été transmise au Premier ministre afin que la date butoir fixée par la directive européenne soit reportée de 3 ans.

Si la CLCV préconise de profiter de ce délai pour améliorer les dispositifs permettant d'évaluer la teneur en plomb de l'eau, elle propose également que les particuliers désireux de réaliser les travaux nécessaires puissent bénéficier d'une aide financière instaurée par le gouvernement (aide pouvant être conjointement financée par l'ANAH et les agences de l'eau).

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