Projet de loi Duflot : la ministre tente de calmer le jeu

26/06/2013 à 09:10 - Immobilier - Par - Réagir

Projet de loi Duflot : la ministre calme le jeu
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Alors qu'elle présentera son projet de loi sur le logement (ALUR) ce mercredi en Conseil des ministres, Cécile Duflot a récemment dû faire face à la vindicte des professionnels de l'immobilier qui ont tour à tour exprimé leur mécontentement à l'égard de celui-ci. Faisant le tour des médias ce lundi 24 juin, la ministre du Logement s'est évertuée à calmer et rassurer les esprits.

« Anti-logement » pour les uns, destiné à « faire du buzz » pour les autres, le moins que l'on puisse dire c'est que les professionnels de l'immobilier n'ont pas apprécié les dernières déclarations de la ministre, notamment en ce qui concerne le plafonnement des frais d'agences et la garantie universelle des risques locatifs que son projet de loi entend instaurer. La Fnaim ayant d'ores et déjà annoncée qu'elle suspendait sa collaboration aux observatoires des loyers (observatoires indispensables à la mise en place de l'encadrement des loyers), c'est contrainte et forcée que Cécile Duflot a pris la parole lundi afin d'apaiser les tensions et justifier les actions qu'elle entend mener.

La ministre du Logement a avant tout tenu à rappeler qu'il s'agit là « d'une loi juste, qui vise à supprimer un certain nombre d'excès et de dérapages qui pèsent sur les locataires mais aussi, dans certains cas, sur les propriétaires » (BFMTV). Encadrement des loyers, plafonnement des frais d'agence, lutte contre l'habitat indigne ou encore assurance contre les loyers impayés sont selon elle autant de mesures destinées à « réguler la profession » et à « favoriser l'accès au logement de tous » (ITélé).

Si Cécile Duflot comprend la réaction de Jean-François Buet, le président de la Fnaim, face aux « propos qui peuvent être tenus sur les pratiques de certains agents immobiliers », elle précise également que les agents immobiliers « sont une des professions qui bénéficient de la plus mauvaise image, je n'y peux rien, c'est une réalité ». En outre, considérant certaines critiques excessives, la ministre explique celles-ci par une « méconnaissance de la crise du logement ». Autant de petits pics qui ne participeront pas à calmer les esprits déjà échauffés des professionnels du secteur.

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