Rachat de crédit : la DGCCRF s'attaque aux sites internet

30/07/2014 à 10:22 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Entre négligences et pratiques commerciales des plus douteuses, les sites internet spécialisés dans le rachat de crédit font aujourd'hui l'objet d'une sérieuse mise en garde de la part de la DGCCRF. Une enquête de la répression des fraudes met en effet en évidence que près de la moitié d'entre eux se trouvent, sciemment ou non, dans l'illégalité.

Le rachat de crédit : une option contre le surendettement

Si le recours à un crédit représente pour bon nombre de ménages l'unique moyen pour procéder à un achat d'importance (logement, voiture, équipement divers, etc.), la multiplication des emprunts peut, si l'on n'y prend garde, exposer leur détenteur au risque du surendettement. Pour éviter une telle situation, les emprunteurs cumulant crédit immobilier, crédits conso et autres prêts personnels peuvent se tourner vers un montage financier leur permettant, sinon de réduire leur dette, tout au moins d'alléger le montant de leur remboursement : le rachat de crédit. Si cette solution se présente dans la plupart des cas comme une bouffée d'oxygène salvatrice pour le budget d'un ménage, un récent rapport de la DGCCRF pointe aujourd'hui du doigt les sites internet proposant ce type de produit.

Un site internet sur deux mis en cause

Dévoilée cette semaine, l'enquête menée par la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes livre des résultats pour le moins édifiants. Sur les 249 entreprises (portails internet spécialisés, sociétés de crédit, intermédiaires en opérations de banque) passées au crible par le Centre de surveillance du commerce électronique - CSCE, 49,8% seraient aujourd'hui en infraction avec la législation en vigueur. L'enquête a ainsi débouché à la rédaction de 120 avertissements, 1 injonction et 3 procès-verbaux.

Des emprunteurs bien mal informés

Le rapport souligne que la grande majorité des sites de rachat de crédit pointés du doigt font preuve "de véritables carences en matière d'information réglementaire". Des manquements qui, s'ils peuvent se révéler préjudiciables au regard de la grande fragilité des consommateurs concernés, ne découlent bien souvent que de simples négligences voire d'une méconnaissance des textes réglementaires. Pour ces sites, la volonté de tromper le client n'entre donc pas en ligne de compte et la DGCCRF précise d'ailleurs "qu'à la suite des avertissements reçus, les sociétés mettent en place les actions correctives nécessaires".

Rachat de crédit : entre pratiques douteuses et tromperies

Toutefois, le rapport souligne que certains "professionnels" du rachat de crédit n'hésitent pas à se livrer à des pratiques bien plus douteuses. Certes extrêmement minoritaires, quelques-uns iraient même jusqu'à se faire passer pour des sites et associations oeuvrant contre le surendettement pour collecter les données de clients potentiels. La DGCCRF note que "les pratiques commerciales trompeuses peuvent également consister en une prétendue mise à disposition gratuite d'un guide sur le surendettement, alors que sa remise est subordonnée à l'adhésion à un abonnement payant".

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