Crédit immobilier : des banques sous étroite surveillance

31/10/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Relance du crédit : l'Etat veut veiller au grain
Alors qu'il espérait de rapides résultats, Nicolas Sarkozy fait entendre aux banques que l'Etat veillera à ce qu'elles tiennent leurs promesses.

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Lors de l'instauration du plan de soutien aux banques destiné à relancer la mécanique du crédit, Nicolas Sarkozy avait exigé des résultats. Une volonté réitérée quelques jours plus tard lorsque le gouvernement a entrepris l'injection de quelques 10,5 milliards d'euros dans les caisses des six plus grandes banques françaises.

Si des mesures ont d'ores et déjà été prises pour enrayer les désastreuses conséquences de la crise de l'immobilier sur le crédit relais (publication d'un guide pratique, rallongement de certains prêts au Crédit Foncier), force est de constater que, pour l'heure, les « résultats » tant attendus ne sont pas encore au rendez-vous. Le Président de la République a donc reçu hier les préfets, les dirigeants des principaux établissements bancaires ainsi que les Trésoriers-Payeurs Généraux (TPG) pour faire le point sur les engagements pris par les banques le 21 octobre dernier. L'occasion pour Nicolas Sarkozy de prôner « la mobilisation pour le financement de l'économie ».

Une « mobilisation » que le chef de l'Etat souhaite garder à l'oeil. Préfets comme TPG ont donc désormais pour mission d'observer de près les actions entreprises par les banques pour développer, d'ici un an, de 3 à 4% les crédits octroyés aux particuliers comme aux entreprises (prêt immobilier, crédit à la consommation, etc.). « Je ne me contenterai pas d'engagements verbaux », avait déjà déclaré le Président, promettant hier de « surveiller personnellement » les dispositions prises tout en châtiant « ceux qui ne joueront pas le jeu ». Avec la mise en place du plan de sauvetage des banques, « un pacte moral » a été conclu entre ces dernières et la Nation, un accord que le gouvernement, semble-t-il, entend bien faire respecter.

Au cours de cette réunion à l'Elysée, les établissements prêteurs ont donc reformulé leur promesse d'une relance du financement et par conséquent d'un retour au crédit. « Les banques françaises vont accompagner leurs clients dans cette crise », déclare ainsi le directeur général de la Société Générale Frédéric Oudéa, ajoutant que son groupe « continue à prêter et va continuer à le faire ». Des propos emplis d'optimisme et repris en coeur comme, par exemple, par ce directeur d'agence de la Banque Populaire : « les possibilités que le gouvernement nous ouvre, on va les utiliser pour faire des enveloppes de crédit ».

Echaudées, les entreprises restent toutefois sceptiques, notamment sur la hausse annuelle de 12,2%, annoncée par les banques et concernant les crédits qui leur ont été accordés. « J'ai quelques informations qui remontent sur un certain nombre de banques qui commencent, de manière unilatérale, à durcir leurs conditions, y compris pour les découverts et les opérations de la vie courante des entreprises », accuse le président de l'AFTE (Association française des trésoreries d'entreprises) Olivier Bornecque. Des accusations notamment reprises par Hervé Mariton, député UMP : « Si aujourd'hui de grandes entreprises comme PSA, Véolia, d'autres encore, expliquent que les banques ne sont plus là pour porter les investissements, c'est donc que le plan que nous avons décidé il y a à peine quelques jours ne donne pas ses effets ».

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