Rénovation des logements : un crédit d'impôt "pourri"

29/10/2015 à 12:23 - Immobilier - Par - Réagir

Rénovation des logements : un crédit d'impôt
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Dans un communiqué publié ce 28 octobre, l'UFC-Que Choisir ne fait preuve d'aucune clémence envers un crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE) présenté comme purement inefficace.

Rénovation énergétique : les français ont droit au crédit d'impôt

Depuis le 1er janvier 2015, les particuliers souhaitant rénover leur logement afin d'en accroître la performance énergétique peuvent bénéficier du Crédit d'impôt pour la transition énergétique (CITE). Prenant la suite du Crédit d'impôt développement durable (CIDD), celui-ci permet de déduire de ses impôts pas moins de 30% du coût des travaux engagés (achat de l'équipement, main d'œuvre). Une aide qui, sur le papier, peut donc paraître des plus appréciables, tant pour le budget des ménages que pour la préservation de l'environnement. Or, si l'on en croit l'UFC-Que Choisir, de telles espérances seraient bien loin de la réalité.

Crédit d'impôt : un dispositif inadapté et inefficace

A travers un communiqué de presse publié ce mercredi 28 octobre 2015, l'association de défense des consommateurs s'est fendue d'une véritable diatribe à l'encontre du CITE. Considérant que « 23 millions de logements ont des performances énergétiques médiocres voire déplorables » (soit 85% du parc immobilier) et que chaque ménage français dépense en moyenne 1697 euros par an pour sa consommation d'énergie, l'UFC s'est donc penché sur le principal dispositif mis en place pour permettre aux particuliers de réduire leur facture : le crédit d'impôt pour la transition énergétique. Et le constat est sans appel. Le CITE serait non seulement « complexe et inadapté » mais souffrirait aussi de « mécanismes pourris » qui le rendrait totalement inefficace.

Comme le fait remarquer Alain Bazot, président de l'association, le défaut majeur du crédit d'impôt repose sur un principe tout bête : « l'aide est sur l'équipement, et ne dépend pas de la performance énergétique ». En d'autres termes, les ménages se contenteraient d'effectuer des travaux, certes adaptés à leur budget, mais moins avantageux en termes de performance énergétique. L'UFC constate ainsi que 41% des travaux profitant du crédit d'impôt concernent le remplacement de fenêtre alors que l'isolation du logement (première source de déperdition d'énergie) ne représente que 10% des chantiers engagés.

Professionnels, particuliers : qui profite vraiment le crédit d'impôt ?

Si le crédit d'impôt en faveur de la rénovation énergétique reste relativement obscur pour bon nombre de français (« modifié 7 fois et changeant de nom » depuis 2005 précise l'association), l'UFC pointe également du doigt l'attitude de certains professionnels du bâtiment. Sans devoir généraliser, ceux-ci profiteraient en effet de la méconnaissance dont souffre le CITE pour répercuter cet avantage fiscal sur leurs tarifs, gonflant ainsi artificiellement le prix des travaux effectués. « C'est à se demander à qui profite réellement le crédit d'impôt ! », lance l'association.

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