Scandale des crédits immobiliers : BNP Paribas mise en examen

06/05/2015 à 15:05 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Un parfum de scandale flotte sur le petit monde du crédit immobilier. La banque BNP Paribas vient en effet d'annoncer la mise en examen de l'une de ses filiales.

Le scandale des prêts immobiliers secoue BNP Paribas

Une filiale de BNP Paribas a-t-elle fait courir un risque démesuré à certains de ses clients auxquels elle a accordé un crédit immobilier ? C'est ce que tentera de déterminer la justice dans une affaire opposant la banque à 4655 de ses clients. S'il ne s'agissait jusque-ici que de simples bruits de couloir, BNP Paribas a donc officiellement annoncé, ce mardi 5 mai, la mise en examen de sa filiale BNP Paribas Personal Finance dans ce que l'on nomme déjà « le scandale de l'Helvet Immo ». Entre mars 2008 et décembre 2009, l'établissement aurait en effet proposé la souscription d'un crédit immobilier dont le capital initial était versé en francs suisses avant d'être remboursé en euros par les particuliers. Le cours de change du franc suisse étant à l'époque relativement haut (équivalant à 1,50 euros en moyenne), quelques 4655 emprunteurs ont alors succombé aux sirènes de ce prêt immobilier en apparence extrêmement avantageux. En apparence seulement puisque c'est ce même rapport entre le franc suisse et l'euro qui alimente aujourd'hui leur colère et fait planer une condamnation pour « pratique commerciale trompeuse » au-dessus de la banque.

La baisse du franc suisse propulse les emprunteurs vers le surendettement

Peu après la distribution de ce crédit, le franc suisse s'est en effet nettement apprécié jusqu'à s'établir en 2011 à 1,03 franc suisse pour 1 euro. De fait, les emprunteurs ont alors vu la part du capital comprise dans leurs mensualités se réduire drastiquement, allongeant par conséquent la durée de remboursement du prêt de façon non négligeable (avec un euro, le particulier ne remboursant, non plus 1,50 franc suisse du montant emprunté, mais seulement 1,03 franc suisse). Estimant n'avoir pas été suffisamment avertis des risques encourus en contractant un crédit indexé sur une monnaie étrangère, les clients de l'établissement réclament aujourd'hui près de 40 millions d'euros de dommages et intérêts. La banque pour sa part, se défend en expliquant avoir instauré une procédure dès 2010 afin de pouvoir « répondre aux questions de nos clients liés à la crise de l'euro et le cas échéant pour trouver des solutions au cas par cas ».

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