Surtaxe des résidences secondaires : l'immobilier dit Non !

06/11/2014 à 16:27 - Immobilier - Par - Réagir

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C'est le débat qui anime actuellement le petit monde de l'immobilier : faut-il oui ou non surtaxer les résidences secondaires situées en zone tendue comme le prévoit le gouvernement ? Si cette mesure pourra s'appuyer sur le soutien de certains politiques, elle devra toutefois faire face à la gronde de bon nombre de professionnels de l'immobilier.

Surtaxe des résidences secondaires : les professionnels vent debout

Dévoilé en début de semaine, le projet du gouvernement d'appliquer une taxe d'habitation majorée de 20% à toutes les résidences secondaires localisées en zone tendue a rapidement fait polémique. Parmi les premiers à réagir, l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) a notamment fustigé cette « nouvelle folie du gouvernement qui vise à taxer l'immobilier ». Rien d'étonnant donc à ce que l'on retrouve l'union des propriétaires parmi les signataires d'un communiqué dénonçant la mesure que le gouvernement entend instaurer dès ce 1er janvier 2015.

Soulignant l'iniquité de cette nouvelle taxe (ou surtaxe), trois organisations de professionnels de l'immobilier (l'UNPI, le SNPI - Syndicat national des professions immobilières - et le réseau d'agences Coldwell Banker France), en appelle au gouvernement pour que soit envisagé son « retrait immédiat ». Les communes concernées étant libres de l'appliquer ou non, cette surtaxe mettrait en effet à mal la notion d'égalité entre les propriétaires (certains se retrouvant taxés et d'autres non).

Si le président du SNPI se demande comment « une telle décision puisse être annoncée sans aucune concertation préalable avec les représentants de la profession », celui de Coldwell Banker France, réseau spécialisé dans l'immobilier haut de gamme, estime pour sa part que « cette nouvelle taxe pénalise ceux qui pour des choix personnels souhaitent posséder plusieurs propriétés ». Les trois organisations et notamment l'UNPI demandent donc au gouvernement de tenir « son engagement de stabiliser la fiscalité et de relancer le secteur de l'immobilier » en renonçant à cette disposition.

Une taxe pour combattre la spéculation

Certaines voix s'élèvent toutefois pour appuyer la décision du gouvernement. Saluant cette initiative, Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), estime ainsi qu' « à Paris, détenir une résidence secondaire est devenu un objet spéculatif. 170 000 résidences secondaires sont peu ou pas occupées quand le logement manque tant. Nos députés avaient déposé le 14 juin 2014 un amendement préconisant la taxation de ces logements secondaires ».

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