Immobilier neuf et ancien : un marché à deux vitesses

08/07/2009 à 12:15 - Immobilier - Par - Réagir

Un marché immobilier à deux vitesses
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Quoiqu'en disent les partisans d'une reprise à court termes, c'est bel et bien un immobilier à deux vitesses qui rythme aujourd'hui ce secteur d'activité : un marché de l'ancien au point mort derrière un immobilier neuf semblant progressivement relever la tête.

Malgré le regain d'optimisme affiché par certains professionnels de l'immobilier (Century 21 et SeLoger en tête), l'évidence s'impose d'elle-même à tout observateur un tant soit peu vigilant : l'immobilier ancien n'est toujours pas sorti de la léthargie dans laquelle la crise l'a plongé. Constatant une baisse annuelle du prix de vente de -7,3% (de juillet dernier à juin 2009), le président de la FNAIM, René Paillincourt concédait également un recul de 30% du nombre de transactions depuis le mois de septembre 2008. La faute évidemment aux difficultés économiques actuelles (perte de pouvoir d'achat, montée du chômage, etc.) qui ne cessent d'alimenter l'attentisme des éventuels acquéreurs.

Dans le même temps, les notaires livraient un constat similaire en estimant que, « si on peut parler d'un printemps du neuf, on est toujours en hiver pour l'ancien car on n'observe pas de reprise significative en terme de volume ».

Le marché de l'immobilier neuf jouit de l'impact bénéfique du dispositif de défiscalisation Scellier. Un impact dont l'ampleur se révèle des plus inattendues puisque près de 66% des logements vendus ces derniers mois l'ont été grâce au recours de cette nouvelle mesure fiscale. « Les ventes bénéficiant des dispositifs fiscaux représentant les deux tiers du total contre 50% auparavant », claironne dès lors Marc Pigeon, président de la FPC (Fédération des promoteurs constructeurs) en lieu et place de Jean-François Gabilla.

Si la loi Scellier relance donc l'investissement locatif (les logements acquis par ce biais étant destinés à la location), il ne suffira toutefois pas à redynamiser complètement le marché du neuf. L'économiste Michel Mouillart estime ainsi qu'une baisse de 15% du nombre de mises en chantier est à attendre pour l'année 2009 (soit moins de 320.000 constructions entamées).

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