Croissance américaine
Croissance américaine - 04/01/2007
2,50 %
Influence sur les taux :
La croissance économique américaine montre des signes de ralentissement. Après un premier trimestre extrêmement dynamique (croissance de 5,30 %), le deuxième trimestre 2006 montre un fort ralentissement à 2,50 %, ce qui confirme l'influence de la politique de taux d'intérêt élevés. On se situe actuellement à un niveau de croissance inférieur aux années précédentes (4,20 % en 2004 et 2,70 % en 2003). La croissance pour 2006 devrait se situer aux environs de 3,50 %.
La consommation des ménages n'a progressé que de 2,50 % (contre 4,80 % au premier trimestre). L'indice de confiance du Michigan, qui mesure la confiance des consommateurs, est passé à 83 points en juillet contre 109,6 en avril. Il semble que les consommateurs ne jouent plus un rôle aussi important dans la croissance américaine. Les investissements des entreprises n'ont augmenté que de 2,70 % au deuxième trimestre, contre 13,70 % au premier trimestre. Cependant, les résultats des 500 premières entreprises américaines sont prévus en hausse de plus de 11 % sur l'année 2006, ce qui devrait toutefois maintenir un niveau satisfaisant d'investissement et préserver la croissance.
Les chiffres de ventes de maisons neuves ont baissé pour le quatrième mois consécutif en juillet (- 4,10 %) et les prix des maisons en vente n'a augmenté que de 0,90 % sur l'année en cours. Le stock de maisons en vente se situe à son niveau le plus élevé depuis 13 ans. Les chiffres de vente de maisons neuves montraient déjà des signes de ralentissement au quatrième trimestre 2005, en baisse à 1,24 million d'unités en novembre contre 1,40 million en octobre. On estime que le marché immobilier est plutôt sur une tendance à la stabilisation, même si la croissance de 11 % en octobre constituait la plus forte croissance depuis deux ans. Les chiffres de vente de maisons neuves montrent une baisse de 1,30 % en juin 2006 et sont également en baisse de 8,90 % par rapport au même mois de l'année dernière, ce qui montre que la hausse des taux d'intérêt commence, là aussi, à avoir des répercussions sur l'économie.
Conclusion : la hausse des taux d'intérêt commence à avoir des répercussions sur l'économie et les premiers signes de ralentissement économique justifient actuellement l'arrêt actuel de la politique de hausse des taux d'intérêt de la FED, et il est quasiment certain que le cycle de hausse des taux d'intérêt touche à sa fin.
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