La loi Scellier permet d'espérer une timide reprise dans la crise

06/08/2009 à 14:45 - Défiscalisation - Par - Réagir

La loi Scellier ou une reprise inespérée
Grâce à la loi Scellier de nombreux acteurs du marché immobilier ont réussi à garder la tête hors de l'eau

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Que reste t-il de l'immobilier neuf ? En fin d'année 2008, la réponse aurait été simple et rapide à trouver : rien. Mais c'était sans compter sur nos chers députés qui ont réussi à trouver quelques jours avant noël, un nouveau dispositif de défiscalisation immobilière : la loi Scellier. Huit mois après ce décret loi Scellier, on peut dire que la loi Scellier a permis une timide reprise dans la crise.

Les statistiques parlent d'elles mêmes : les investisseurs, tentés par la loi Scellier, représentent environ la moitié des clients potentiels des promoteurs, voir même plus dans cette période catastrophique pour l'immobilier neuf. Les différents baromètres immobiliers établissent un point bas de l'activité de la promotion immobilière durant le quatrième trimestre de 2008. Depuis, l'activité semble tout doucement reprendre un peu de vigueur. Et même si au cours du premier trimestre 2009 l'activité s'est réanimée, à trimestre égal l'année passé l'activité restait toutefois bien supérieure.

Les origines de la reprise sont diverses, mais l'on peut d'ores et déjà mettre en avant, le nouveau dispositif de la défiscalisation Scellier et son mécanisme très avantageux de réduction d'impôt. (Réduction d'impôt de 25% du montant investi dans un bien immobilier neuf sur 9 ans, soit un peu plus de 2,75% par an. La défiscalisation est toutefois limitée à un investissement par an dans la limite de 300 000 euros).

Cette reprise est aussi due à la forte baisse des taux de prêt immobilier depuis le début de l'année 2009. Cette baisse significative a permis de rendre solvable de nombreux candidats à l'investissement immobilier qui ne pouvaient auparavant prétendre au crédit faute d'un loyer suffisant pour compenser l'échéance d'emprunt trop élevée. Parfois cela faisait même tout simplement augmenter de manière trop importante le taux d'endettement du ménage, qui ne pouvait plus emprunter. Les banques ne souhaitant de surcroît plus prendre de risques, et là ou un taux d'endettement de 40% était acceptable en milieu d'année 2008, il ne l'était plus du tout 6 mois après. Aujourd'hui, de nouveau, il n'est pas rare de trouver des taux de crédits immobiliers en dessous des 4%.

Espérons que la timide reprise de l'immobilier neuf soit durable et qu'elle entraîne tous le secteur de l'immobilier dans son sillage, car ce n'est pas les quelques signes d'améliorations économiques qui permettront d'éviter à de nombreuses entreprises de boire encore la tasse. Les conséquences de la crise sont devant nous.

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