Immobilier : les ventes de logements anciens dégringolent

06/04/2009 à 00:00 - Estimation immobilière - Par - Réagir

Immobilier ancien : les ventes plongent
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Alors que les observateurs du secteur immobilier attendent la publication demain des derniers chiffres de la FNAIM (fédération nationale des agents immobiliers), Henry Buzy-Cazaux, son délégué général, fait d'ores et déjà état, pour ce premier trimestre 2009, d'une chute du nombre de ventes de logements anciens de près de 30% par rapport aux trois premiers mois de l'année 2008.

« Un chiffre qui accule les pouvoirs publics à agir d'urgence pour relancer le marché de l'ancien », clamait le représentant de la FNAIM lors d'un entretien donné au site Capital.fr. La Fédération n'en démord pas, à l'instar de ce qu'il a proposé il y a quelques semaines pour soutenir le marché de l'immobilier neuf, le gouvernement doit absolument et impérativement mettre sur pied un plan de relance destiné à redresser le marché de l'ancien. Avec un net recul des transactions (-30%) et un prix lui aussi observé à la baisse (la FNAIM notait un repli des prix de -5% en 2008 et -1% sur les 3 premiers mois 2009), Henry Buzy-Cazaux voit là un chantier que l'Etat se doit de mettre en place en urgence.

L'actuelle baisse des taux du crédit immobilier (un emprunt immobilier sur 20 ans affiche désormais un taux moyen de 4,50%) conjuguée au relatif relâchement des conditions d'octroi appliquées par les différents établissements bancaires sont évidemment de nature à impacter positivement un marché de l'immobilier pour l'heure encore grippé. Le délégué FNAIM ne rejette pas cet état de fait mais lui oppose la propension des banques à faire valoir un apport personnel encore très élevé (« compris entre 10 et 30% du montant total de l'opération ») ainsi que l'abandon progressif dont font l'objet le prêt immobilier sur 35, 30 voire même 25 ans.

Il apparaît clairement que, au-delà de la « prétendue inaction » du gouvernement à l'égard de l'immobilier ancien, le secteur bancaire se retrouve, pour la FNAIM, en tête de liste quand il s'agit de trouver des responsables aux tourments du marché immobilier. « Les banques doivent donc encore faire des efforts. Seuls des taux à 4% sur des prêts à 15 ans, soit les niveaux que nous connaissions au tout début de l'année 2007, permettront de déclencher à nouveau les actes d'achat. Espérons que nous atteindrons ce niveau d'ici l'été », précise ainsi Henry Buzy-Cazaux.

Si les financiers restent donc les boucs émissaires privilégiés de la FNAIM, le délégué de la Fédération n'exempt toutefois pas le gouvernement de toute responsabilité dans la crise actuelle : « le gouvernement a pris des mesures pour soutenir l'immobilier neuf, il doit faire de même pour relancer les ventes de logements anciens ». Un gouvernement auquel Henry Buzy-Cazaux n'hésite pas à proposer quelques pistes d'actions. « Pourquoi ne pas prévoir le doublement du prêt à taux zéro comme ceci a été fait dans le neuf ? Cette mesure pourrait sans doute être très efficace : elle permettrait aux jeunes acheteurs de se constituer l'apport exigé par les banques, puisque le PTZ a un statut d'apport personnel ».

Coupant cours aux éventuelles questions sur le financement d'une telle mesure, le délégué de la FNAIM ajoute « que cette politique n'exigerait aucun moyen budgétaire supplémentaire. Doubler le PTZ dans l'ancien et dans le neuf coûterait 2,4 milliards d'euros en année pleine, et cette dépense pourrait être entièrement financée par l'abandon temporaire de la déductibilité des intérêts d'emprunts prévue par la loi Tepa, un dispositif de même coût budgétaire mais beaucoup moins incitatif pour les acheteurs ».

Enfin, concernant les perspectives à venir pour le marché de l'immobilier, sans verser dans le dramatisme à outrance, Henry Buzy-Cazaux ne se montre pas des plus optimistes. « Sans doute arriverons-nous à atteindre 560.000 transactions, soit le niveau réalisé de 2008. Mais ne nous leurrons pas. Après la flambée des années passées, il ne fait aucun doute que les prix de l'immobilier vont encore connaître une correction sensible cette année ». Si le recul des prix de l'immobilier pourrait avoisiner les 6 ou 7% à Paris, la FNAIM prévoit surtout une baisse de près de 10% sur l'ensemble du territoire.

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Par todzard -

7% de baisse à Paris sur les 3 premiers mois de l'année déjà! C'est plutôt 25 à 30% de baisse sur les PRIX qui sont envisagés sur l'année. (20% de baisse ont été enregistrées sur les principales villes américaines au cours des 12 derniers mois. Manhatan a perdu depuis 1 an et demi 25 à 40% de sa valeur selon les quartiers. Il faut arrêter de minimiser cette crise! La hausse des prix a été faramineuse et complètement déraisonnée, dangereuse : 140% de hausse en 10 ans! Qui peut penser que la baisse sera douce quand les prix progressait de 15% par ans! Que nous serions montés jusqu'au ciel? Qu'il y aurait toujours assez d'argent quelque part pour faire de la plus value? Non, il n'y a plus d'argent. Le stock des gens qui avaient de l'argent pour acheter à prix d'or est terminé. Il faut revenir sur terre maintenant. La FNAIM était bien gentille quand elle a annoncé aux Français que leur patrimoine avait doublé, que chaque Français possédait aujourd'hui un patrimoine moyen de 350000 euros. Nous sommes tous multimillionnaires, merci. Et c'est à ces gens qu'on charge de donner des rapports, et qui sont les garants des prix du marché immobilier. C'est en leur parole que les journaux font confiance?

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