Immobilier : les prix étaient surévalués de 15%

17/12/2008 à 00:00 - Estimation immobilière - Par - Réagir

Immobilier : des prix surévalués de 15%
Selon un document interne du ministère de l'Economie, les prix de l'immobilier auraient été surévalués de près de 15%.

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Après les observateurs, les économistes, les analystes et les professionnels du secteur, c'est désormais au tour du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie de livrer son pronostic quant à l'évolution possible des prix immobiliers.

Le Figaro semble en effet avoir eu connaissance d'une note interne de Bercy concernant la crise immobilière actuelle ainsi que sa probable orientation future. Parmi d'autres, le document dévoilerait deux analyses particulièrement intéressantes :

  • Le Figaro précise que l'étude fait part d'une « surévaluation des prix immobiliers «relativement contenue » en France, de l'ordre de 15% environ ».
  • Au sujet de la courbe décroissante affichée par ces prix, Bercy indique que « le point le plus haut des prix de l'immobilier ancien a été atteint en début d'année », précisant qu'un retour à la normale pourrait être attendu d'ici trois ou quatre ans. En attendant, le ministère table sur un recul annuel des prix compris entre « 3% et 4% jusqu'en 2012 ».

Autre point abordé par ce document interne : l'influence de la loi TEPA (loi travail, emploi, pouvoir d'achat) sur le positionnement actuel du marché de l'immobilier. Selon le ministère, en fortifiant « la capacité d'achat des ménages », des mesures telles que la déduction d'impôt des intérêts d'un crédit immobilier auraient donc endigué une baisse des prix de l'immobilier s'annonçant bien plus marquée. « Sans cette mesure, la baisse des prix immobiliers au cours des prochaines années aurait été plus proche de 20 % que de 15 % », estime l'étude.

De l'avis de certains professionnels de l'immobilier, la corrélation entre la déduction d'impôt du prêt immobilier et les prix des logements anciens ne semble pourtant pas aller de soi. Le délégué général de la FNAIM (fédération nationale des agents immobiliers), Henry Buzy-Cazaux, pense ainsi que « les prix de l'immobilier fonctionnent de façon plus prosaïque », qu'ils « dépendent avant tout du moral des ménages, du niveau de l'emploi ou encore des conditions de crédit ». Et quand on évoque le dispositif de déduction d'impôt des intérêts d'emprunt, il précise qu' « à l'époque, il y a eu un effet d'aubaine sans que ce dispositif ne déclenche des intentions d'achat ». Même constat de la part du président de la Chambre des notaires de Paris, Me Jean-François Humbert : « Je crois que cette mesure fiscale a surtout permis aux acquéreurs de supporter l'augmentation des taux d'intérêt en allégeant leurs charges de remboursement. Mais elle n'a jamais été prise en compte par les banques pour augmenter les montants de leurs prêts ».

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