Immobilier : promoteurs suspicieux, FNAIM oubliée !

05/12/2008 à 00:00 - Estimation immobilière - Par - Réagir

Immobilier : la FNAIM oubliée par Sarkozy
Si les promoteurs-constructeurs adoptent une certaine bienveillance réservée à l'égard du plan de relance du Présidentt, la FNAIM ne cache pas sa déception.

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Si les engagements pris par le Chef de l'Etat dans le cadre de son plan de relance présenté ce jeudi 4 décembre sont globalement salués par les professionnels de l'immobilier, ces derniers tiennent toutefois à manifester une certaine suspicion.

Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs-constructeurs, regrette qu'une TVA à 5,5% appliquée à l'acquisition d'un bien immobilier neuf n'ait pas été retenue par Nicolas Sarkozy. En cela, il se fait le porte-parole de toute une profession qui n'a pourtant eu de cesse, ces dernières semaines, de militer en faveur d'une telle mesure. Si réserve il y a, notamment en ce qui concerne le doublement du prêt à taux zéro au sujet duquel Jean-François Gabilla estime qu' « il faudra revoir les modalités techniques de remboursement faute de quoi il ne bénéficiera pas aux zones tendues », d'une manière générale, Nicolas Sarkozy a présenté sur le plan de l'immobilier un dispositif de relance somme toute apprécié par la profession. « Ce plan devrait freiner le ralentissement. Suffira-t-il à endiguer la baisse de la construction ? Il faut désormais que la confiance revienne. En attendant, ce dispositif irrigue l'ensemble des segments de notre activité - particuliers, entreprises, collectivités locales - et profite aussi bien aux artisans qui réaliseront les travaux de rénovation thermique qu'aux grandes entreprises qui construiront des logements sociaux ou des infrastructures », estime ainsi Didier Ridoret, président de la Fédération française du bâtiment (FFB).

Le PDG de Nexity, Alain Dinin, se montre quant à lui, extrêmement critique à l'égard des mesures dévoilées par le Chef de l'Etat : « ce qui a été annoncé hier n'est pas un plan de relance mais des adaptations, qui ne donneront pas d'effet concret en 2009 ! », ajoutant que l'intention du gouvernement d'acheter 100.000 logements neufs se verra très rapidement confrontée aux « contraintes administratives, telles que la modification des plans locaux d'urbanisme ». Quant à la révision du prêt à taux zéro, le PDG de Nexity exprime les mêmes doutes que Jean-François Gabilla en indiquant qu' « il est sous contrainte d'un plafond de prix du logement qui n'est pas adapté aux zones tendues urbaines ».

Réactions diverses donc de la part des professionnels de la construction, ce qui est loin d'être le cas des agents immobiliers. Ces derniers sont unanimes sur un point : ils sont les grands oubliés de ce plan de soutien de l'immobilier. Soutenir l'accession à la propriété dans le secteur de l'immobilier neuf, très bien... mais quid de l'acquisition d'un logement ancien ou de l'investissement locatif privé ?

Par la voix de la FNAIM, les agents immobiliers affichent donc une déception certaine quant au dispositif révélé par le Président de la République : « l'augmentation du prêt à taux zéro est un levier bienvenu pour doper l'accession à la propriété, on peut regretter que celle-ci ne vise que le logement neuf. Or, les logements anciens, au niveau des travaux, procurent au moins la moitié de l'activité du bâtiment. Par ailleurs, il y a souvent corrélation entre le neuf et l'ancien, la revente d'un logement ancien servant souvent à l'achat d'un logement neuf », déclare ainsi Henry Buzy-Cazaux, le délégué général de la Fédération.

Dans son communiqué, la FNAIM précise que « l'activité du marché de la revente est la condition essentielle à la santé du marché du neuf. En effet, la majorité des achats de logements neufs dépend de la revente préalable d'un logement ancien ». Pour elle, omettre le marché de l'ancien « est une lourde erreur politique et économique », expliquant que si « le soutien du marché de l'ancien aurait des conséquences immédiates et favorables sur les rentrées fiscales, les achats de logements neufs, pour la plupart acquis en l'état futur d'achèvement, ne seront profitables à l'Etat et aux collectivités qu'avec un délai important, qui peut aller jusqu'à deux ans ».

Le communiqué se conclut par un appel insistant de la FNAIM auprès de Christine Boutin, ministre du Logement et Christine Lagarde, ministre de l'Economie, à réparer « d'urgence cet oubli ».

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