La FNAIM déplore un marché immobilier au point mort

18/03/2009 à 00:00 - Estimation immobilière - Par - Réagir

Le marché immobilier au point mort
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Après une année 2008 des plus décevantes en termes de transactions, le marché immobilier français entame l'année 2009 sous les mêmes auspices. C'est en tout cas ce que semble observer la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM) en relevant un recul du nombre de vente de l'ordre de 20% sur les deux premiers mois par rapport à janvier - février 2008.

Que ce soit en Ile-de-France ou en province, le désengagement des particuliers à l'égard de l'achat immobilier se fait de plus en plus marqué, comme l'explique Evelyne Colombani, directrice adjointe des études sur le marché immobilier résidentiel du Crédit Foncier : « les acquéreurs potentiels attendent une baisse des prix significative, or les vendeurs ajustent timidement leurs prétentions. Dans certaines régions comme la Bretagne ou le Sud-Ouest, le phénomène est même amplifié par la désaffection de la clientèle britannique ». Semblant jusqu'à il y a peu bénéficier d'un statut d'exception, la région parisienne ne déroge désormais plus à la règle commune et présente elle aussi un marché immobilier en perte de vitesse. « La conjoncture se caractérise sur les différents marchés d'Ile-de-France par un réel attentisme provoqué en grande partie par les médias », regrette ainsi la FNAIM Ile-de-France. Après les banques, c'est donc au tour des médias de porter, aux yeux de la Fédération, la très lourde responsabilité du marasme dans lequel baigne aujourd'hui le marché immobilier.

En répercutant de manière notable la baisse des taux de la BCE (Banque centrale européenne) sur leurs propres taux immo, les établissements bancaires semblent donc progressivement se débarrasser du rôle de bouc-émissaire que leur prêtait, à tort ou à raison, la FNAIM. Un recul des taux de prêt immobilier qui, s'il réjouit évidemment les investisseurs potentiels, ne devrait toutefois pas avoir d'incidence significative sur la tendance baissière des prix de l'immobilier, du moins dans l'immédiat. Sur ce point, Mathilde Lemoine, directrice des études économiques chez HSBC, estime que « la baisse des taux de crédit ne sera pas suffisante pour inverser la tendance à la baisse des prix », expliquant que « la très faible capacité d'achat des ménages due au doublement des prix entre 2000 et 2007, l'augmentation moins rapide de la population française et la baisse du revenu réel disponible brut des ménages vont encore peser sur la demande de logements ».

Interrogé ce matin sur BFM, le délégué général de la FNAIM, Henry Buzy-Cazaux, estimait quant à lui que l'attentisme dont font actuellement preuve les particuliers « n'est pas une bonne attitude ». « Quelqu'un qui veut acheter aujourd'hui avec des taux d'intérêt meilleurs qu'il y a quatre ou cinq mois, avec un taux moyen de 4,60%, doit négocier. Il doit forcer le vendeur, quand ce n'est pas fait spontanément, à baisser son prix », a-t-il précisé avant d'ajouter qu'un taux moyen de crédit immobilier avoisinant les 4% serait en mesure de « déclencher les intentions d'achat » et par la même de freiner la chute des prix de l'immobilier. Quoiqu'il en soit, la FNAIM s'attend désormais à un recul des prix de près de 10% d'ici à la fin de l'année.

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