Crise de l'immobilier : Paris n'en sort pas indemne

01/07/2008 à 00:00 - Estimation immobilière - Par - Réagir

Paris touché par la crise immobilière
La situation délicate du marché immobilier atteint Paris qui affiche désormais un nombre de ventes en net recul.

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Ce mardi 01 juillet 2008, les notaires de Paris - Ile de France viennent de publier leur étude du marché immobilier, confirmant ainsi l'impact sur la région parisienne d'une situation immobilière actuellement tendue.

En effet, les chiffres fournis révèlent un très net ralentissement du marché pour le premier trimestre 2008 (par rapport au premier trimestre 2007). 40.315 transactions ont ainsi été réalisées au cours de cette période ce qui correspond à un recul de 8,8% sur un an.

Regroupant la très grande majorité des ventes (90%), l'immobilier ancien s'avère fortement affecté : les ventes de maisons affichent une baisse de 10,7% alors que celles des appartements enregistrent un recul de 10,1%. Si le repli est d'ampleur différente entre Paris, la Petite Couronne et la Grande Couronne, il reste toutefois généralisé (les ventes de maisons reculent de -10.2% en petite Couronne et -10.8% en Grande Couronne, les transactions d'appartements abandonnent -13.6% à Paris, -9.8% en Petite Couronne, -6.3% en Grande Couronne).
L'immobilier neuf s'en sort un peu mieux puisque si les ventes de maisons dans ce secteur régressent de 20,2% (-38.36% en Petite Couronne, -14.4% en Grande Couronne), les appartements quant à eux continuent leur progression (+15%). « Le marché immobilier marque le pas car les acheteurs ont le pied sur le frein et ont tiré le frein à main », commente Me Jean-Marie Montazeaud, président de la commission conjoncture de la chambre des Notaires de Paris, rajoutant que « c'est la première fois que cela freine comme cela depuis 10 ans ».

Les notaires de Paris - Ile de France toutefois appellent à une vision objective du ralentissement du marché : « ce coup de froid sur les ventes de logements doit être relativisé au regard de l'évolution du marché francilien de ces dix dernières années ». En effet, le 1er trimestre 2008 a enregistré 29.154 ventes d'appartements neufs et anciens, se portant ainsi au niveau du 1er trimestre de 2003 (29.406), de 2001 (28.560) ou encore de 1999 (29.386). Avec 9.861 ventes, le marché des maisons semble plus affecté puisqu'il faut remonter à 1998 pour constater un niveau similaire (8.514).

En ce qui concerne les prix de l'immobilier, les notaires confirment qu'au recul des ventes il faut ajouter « une stabilisation voire d'une baisse du prix des logements. Sur les douze derniers mois, le ralentissement de la hausse des prix est généralisé en Ile-de-France, exception faite de Paris ». Si le 4ème trimestre 2007 affichait une croissance annuelle des prix de 10,4%, le 1er trimestre 2008 enregistre néanmoins une hausse annuelle du prix du mètre carré de la capitale de 9,4% pour atteindre la moyenne record de 6.430 euros / m2. La hausse fléchit toutefois sur les trois derniers mois pour être ramenée à 1,1% (en comparaison, le 4ème trimestre révélait une augmentation de 2,6%).

En Petite et Grande Couronne, l'évolution des prix est plus modérée : + 5.2% annuels pour les appartements anciens en Petite Couronne et + 4.1% en Grande Couronne, les maisons affichant respectivement + 3.8% et +2.5%. Sur les 3 derniers mois, les notaires relèvent cependant une baisse de - 0.3% des prix des appartements anciens en Petite Couronne et de -0.4% des maisons anciennes en Grande Couronne.

Enfin, les notaires précisent que l'« on assiste bien en apparence à une rupture d'évolution par rapport aux années antérieures » et pronostiquent pour l'avenir immédiat que « l'activité immobilière dépendra des prix dont il est souhaitable qu'ils soient établis à un niveau compatible avec les ressources des acquéreurs, des taux d'intérêt dont il importe qu'ils restent fixés à de faibles niveaux, et de la politique du crédit dont il serait dommageable qu'elle continue à se rigidifier ».

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