Stabilisation des prix de l'immobilier

Source : Diagnostic Expertise ( 21/02/08 )

Stabilisation du marché immobilier
Stabilisation des prix de l'immobilier

Suite à plusieurs années d'intense hausse, le marché de l'immobilier semble aborder un cycle de légère accalmie.

Le marché de l'immobilier résidentiel affiche en ce début d'année 2008 un calme inhabituel. Abonné aux augmentations constantes de prix et aux taux d'intérêt en hausse depuis 1996, l'immobilier français accuse le coup porté par la crise financière internationale. La catastrophe du subprime (crédit immobilier à risque), initiée aux Etats-Unis durant l'été 2007, s'est propagée ces dernières semaines sur toutes les places financières du monde. Tout d'abord peu influencées, les banques françaises ont progressivement été contaminées par la peur du client insolvable et redoublent désormais de prudence quand il s'agit d'accorder un prêt immobilier à un particulier, comme le précisent Patrick-Michel Khider et Bertrand de Crémiers, fondateurs de Laforêt Immobilier : « Un vent de risque zéro souffle sur les établissements bancaires. Les dossiers de crédit sont examinés à la loupe ».

Allongement des délais de vente, durcissement des conditions d'accès au crédit immobilier, attentisme généralisé, le marché immobilier s'engage dès lors dans une phase de ralentissement passant, comme le déclare le président de l'Institut du droit immobilier, Me Pierre Bazaille, « de la béatitude à la vigilance ».

Si les professionnels de l'immobilier s'inquiètent d'une telle situation, les particuliers ne peuvent que se réjouir. En effet, l'ampleur de la crise financière a finalement su imposer à la Banque Centrale Européenne (BCE) une stabilisation de son taux directeur (taux influant directement sur les taux d'intérêt des emprunts immobiliers). Résultat, les taux du crédit immobilier ont répercuté cette stagnation en affichant aujourd'hui des taux fixes de 4,75% pour un prêt sur 20 ans et de 4,85% sur 25 ans.

Un fléchissement des taux d'intérêt ne veut pas forcément dire une baisse des prix de l'immobilier : d'après l'étude fournie par les notaires, malgré un ralentissement notable, le marché immobilier conserve une légère capacité haussière. Sur l'année 2007, le prix d'un appartement ancien a ainsi progressé de 5,7% (ce qui n'est toutefois pas comparable aux hausses de 12,2% en 2006 et de 16,2% en 2005). Cette tendance devrait se confirmer tout au long de l'année, les professionnels n'anticipant qu'une modeste augmentation de l'ordre de 2 à 3%, écartant la perspective d'un retournement soudain du marché immobilier comme le précise l'économiste du Crédit Agricole, Olivier Eluère : « Le cycle actuel est beaucoup moins périlleux que la bulle spéculative qui s'était formée en Ile-de-France entre 1985 et 1991 et que les cycles à l'œuvre actuellement aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Espagne ».

Via lavieimmo.com

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