Diagnostiqueur immobilier : un métier à risques

23/07/2013 à 11:27 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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En procédant à l'expertise de nos logements, les diagnostiqueurs immobiliers mettent-ils leur vie en danger ? Si l'idée peut paraître saugrenue, c'est pourtant ce que laisse penser un article publié le 15 juillet dernier par Le Parisien en pointant notamment du doigt les dispositifs utilisés lors de la réalisation d'un diagnostic plomb.

Amiante, plomb, radon, légionelle, nombreux sont les composés nocifs auxquels peuvent être exposés les diagnostiqueurs immobiliers dans l'exercice de leur activité. Si ces dangers potentiels ont depuis longtemps poussé les assureurs à considérer ces derniers comme une profession à risque (nécessitant par exemple la souscription d'une assurance risque aggravé en cas de demande de crédit immobilier), un récent article du Parisien entend mettre en lumière le danger encouru lors de la réalisation d'un diagnostic plomb.

En effet, si l'on en croit celui-ci, le détecteur (à source nucléaire) utilisé pour identifier la présence de plomb dans les peintures de nos logements pourrait bien être à l'origine de cancers et plus particulièrement de leucémies. Selon le quotidien national, « en moins de sept années, neuf diagnostiqueurs ont été victimes de leucémie ou de cancer, qui ont entraîné la mort de quatre d'entre eux ».

Si avec près de 4000 détecteurs en circulation (chiffre de l'ASN – Autorité de sûreté nucléaire) la Direction générale de la santé (DGS) avoue porter une attention particulière à cette affaire, les fabricants des détecteurs incriminés se montrent pour leur part des plus rassurants. « A partir du moment où ils sont homologués par l'ASN, je ne vois pas où est le problème, nous remplissons toutes les obligations de sécurité », souligne ainsi le directeur commercial de Fondis, l'un des leaders de ce marché.

Quant aux diagnostiqueurs eux-mêmes, ils ne semblent pas s'inquiéter outre mesure, estimant que le niveau de radiations émises par un analyseur de plomb se révèle bien plus faible que la radioactivité naturelle. « On reçoit en un voyage en avion plus de rayons qu'en utilisant notre appareil pendant 5 ans ! », explique ainsi l'un d'entre eux.

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