Le diagnostic immobilier DPE doit encore s'améliorer

Le diagnostic DPE doit évoluer
Le diagnostic immobilier DPE doit encore s'améliorer

Depuis octobre 2007 et les dispositions prises lors du Grenelle de l'environnement, le diagnostic immobilier DPE (Diagnostic de Performances Energétiques) tend à s'imposer comme un outil primordial dans la restructuration écologique du secteur immobilier. C'est en tout cas ce à quoi aspire le gouvernement, mais sur le terrain la réalité est toute autre.

Un diagnostic immobilier DPE a pour objectif d'évaluer la consommation et la déperdition en énergie d'un bâtiment (qu'il s'agisse d'une maison ou d'un appartement) et de proposer les solutions envisageables à sa rénovation. Examiné par un professionnel, le logement obtiendra alors une note (de A à G) en fonction de la consommation relevée et des émissions de gaz à effet de serre qu'il peut dégager. Si depuis juillet 2007, le diagnostic DPE est obligatoire lors de toutes transactions d'un bien immobilier (location et vente), les propriétaires restent encore peu enclins à effectuer les travaux de rénovation dressés par le diagnostiqueur.

Pascal Clerc, diagnostiqueur immobilier, dresse un constat amer : « en un an, j'ai établi environ 200 diagnostics de performances énergétiques. A ma connaissance, ils ont abouti à des travaux de rénovation thermique dans seulement deux cas ».

Evidemment, la multiplication des dépenses liées à ces travaux n'aide pas des propriétaires qui ne peuvent souvent faire face à l'apparition de nouvelles normes, mais c'est également le diagnostic DPE lui-même qu'il faut rénover. C'est l'avis de Cyrielle den Hartigh, de l'ONG Les Amis de la Terre qui précise au sujet du diagnostic DPE : « c'est un outil incontournable mais largement à améliorer ».

Pour être efficace sur le long terme, cette restructuration du diagnostic immobilier doit s'effectuer en profondeur et dès la formation des professionnels, notamment ceux délivrant le certificat de conformité par téléphone. « Le niveau de certification est trop bas, on peut avoir la moyenne même si on sait seulement mesurer une surface », indique Pascal Clerc qui préconise au minimum un niveau IUT (bac +2) afin d'améliorer l'évaluation du bâtiment et que le contenu des propositions de travaux. Le 8 février, lors du salon Interclima, Sophie Le Garrec, de la Direction Générale de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Construction (DGUHC), a mis en avant ce manque de qualification de certains diagnostiqueurs en précisant que « les retours terrain ne sont pas toujours bons et assez hétérogènes ».

Les champs d'action du diagnostic immobilier vont également se voir étendus : le DPE obligatoire lors d'une location ne concernant jusqu'alors que les seuls logements devrait désormais être imposé aux biens immobiliers tertiaires. Les bâtiments publics ont depuis janvier 2008 l'obligation de faire réaliser un diagnostic DPE et d'en afficher les résultats dans leur hall d'accueil. Cette mesure devrait elle aussi être élargie aux établissements privés accueillant du public (grands magasins).

Afin de dresser une carte réaliste de la consommation énergétique du parc immobilier français, chaque diagnostic devra bientôt être rapporté à l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).

Enfin, deux autres projets de mesures sont encore en discussion : la notification de la classe énergétique de chaque bien immobilier dans les annonces de location ou de vente et la réalisation obligatoire des travaux préconisés pour tout logement de catégorie G. De vives critiques sont attendues quant à ces propositions qui devraient faire l'objet de tests préalables mais qui sont considérées comme essentielles par Cyrielle den Hartigh : « Les performances énergétiques d'un bien immobilier doivent devenir un critère de choix au même titre que la surface. Il faut donc que le DPE soit visible plus en amont du processus de vente ou de location ».

Source : Diagnostic Expertise ( 27/02/08 )
Alix Guinet

Noter cet article :

Consulter toutes les actualités

Envie d'en discuter ou de partager vos expériences ? On en parle dans le forum : Forum immobilier

Abonnez-vous au fil RSS de Fil RSS Immobilier Diagnostic Expertise

Vos réactions

Diagnostic immobilier - Le diagnostic immobilier DPE doit encore s'améliorer

1.28/02/08, 05:56, par Antonbrueck

Bonjour , Je viens d'effectuer un DPE pour mon appartement (copropriété) et je ne vous cacherai pas mon étonnement à la lecture des chiffres utilisés . En effet , on ajoute à la consommation du chauffage central (fuel)après application des millièmes , ma consommation d'électricité pour l'eau chaude sanitaire (ballon électrique) après avoir multiplié ce chiffre pour obtenir la consommation finale . Le tout est alors divisé par la surface de l'appartement !!!!!! Je ne crois pas que cela constitue un bilan thermique sérieux de mon logement! La consommation d'eau chaude sanitaire est en effet étroitement lié au nombre de personnes occupant l'appartement (bains , douches) alors que le chauffage est lié principalement à la surface . J'aimerais comprendre ce que l'acheteur de mon appartement pourra retirer de cette information !!!
Avec meilleures salutations
Claude LEFEVRE

2.14/03/08, 02:39, par Benoit Giraud

Bonjour,
J'aimerais répondre Antonbrueck sur la question de la consommation de l'ECS:
Les consommation ne tiennent pas compte des occupants car il ne s'agit pas de savoir combien l'on va consommer mais plutôt de qualifier le logement.
Si les calculs tenaient compte du nombre d'occupant il faudrait refaire un DPE à chaque changement de locataire ou lors d'une naissance.
Il est donc plus logique de qualifier un logement plutôt l'utilisation faites par ses occupants.
Si tu veux calculer la consommation d'ECS de ton logement avec la méthode 3CL du DPE tu peux aller sur notre blog: http://www.tuvallu.com/Site/blog/index.html
Je montre un extrait des algorithmes du dpe.

Bonne continuation !!

Benoit Giraud

3.14/03/08, 04:20, par Antonbrueck

Pourquoi alors ajouter la consommation d'énergie pour l'eau chaude sanitaire ??? Cette consommation est en effet étroitement liée au nombre d'occupants et au nombre de bains ou de douches qu'ils prennent . Ainsi pour un appartement de 185 m2 on ajoute la consommation de fioul annuelle soit : 2839 litres de fioul , qui donnent 28301 kWhEF/an et 28301 kWhEP/an . On ajoute ensuite 3263 kWh d'électricité pour eau chaude sanitaire , soit 3263 kWhEF/an et 8419 kWhEP/an . Le total est alors de 28301 plus 8419 = 36719 kWhEP/an , que l'on divise par la surface 183 m2 pour obtenir la consommation conventionnelle : 201 kWh , le logement est alors en classe : D !!!!! Croyez-vous que l'acheteur puisse y comprendre quelque chose ? En quoi notre consommation électrique pour la douche représente-t-elle une partie non négligeable (23%) de l'énergie primaire , dans le bilan thermique du logement ? Cela me semble absurde !
Claude LEFEVRE

4.18/03/08, 11:02, par Benoit Giraud

Je n'ai pas bien compris votre souci Antonbrueck, la consommation d'eau chaude d'un logement représente effectivement une part non négligeable de la consommation en énergie primaire, même avec une simulation poussée ou une instrumentation.
Le DPE est à améliorer c'est vrai, mais ce sont surtout la qualité des diagnostics qui sont à améliorer (diagnostics par téléphone, bugs dans les logiciels...)

5.19/03/08, 08:20, par Antonbrueck

Bonjour , je n'ai pas de souci particulier !!! Je considère tout simplement que , en ma qualité d'acheteur d'un appartement , je ne considèrerais pas la consommation énergétique liée à l'usage sanitaire puisque celle-ci peut varier du simple au double , selon la quantité de personnes qui occupent cet appartement, selon également qu'ils prennent des douches ou dces bains , etc.... Quant à l'énergie consacrée au chauffage du logement , c'est bien celle-ci qui indique un "bilan thermique", c'est donc la seule que je prendrais en compte . Evidemment , si la mesure veut mettre en évidence les émissions de CO2 , il faut alors prendre en compte toutes les consommations d'énergie : cuisson, lavage , etc...
Avec mes meilleures salutations
Antonbrueck

6.05/10/08, 02:28, par Robert

est-il indispensable de refaire un diagnostic thermique pour un nouveau locataire (le dernier date de fin 2006 ? Merci d'avance (Réf. du texte de loi SVP)

Réagissez

Diagnostic immobilier - Le diagnostic immobilier DPE doit encore s'améliorer

* Champs obligatoires

Le code HTML dans le commentaire sera affiché comme du texte, les adresses internet seront converties automatiquement.

Hier à 15h24

Loi Scellier : le bilan 2009

La loi Scellier aurait presque fait oublier la loi de Robien, tant son impact et son importance dans le sauvetage de l'immobilier neuf est important. En 2009, cette...

Lire la suite

Loi Scellier : le bilan 2009

Hier à 10h27

Crédit immobilier : entre prudence et excès

Selon le dernier « Observatoire des crédits aux ménages » rendu public par la Fédération bancaire de France (FBF), les français ont globalement fait preuve d'une certaine...

Lire la suite

Crédit immobilier : entre prudence et excès

18/03/2010 à 09:50

Banque et crédit : Lagarde face aux frais abusifs

Depuis 2007, Christine Lagarde, s'attache à lever le voile sur les tarifs parfois occultes appliqués par les banques à leurs différents services. Après l'obligation...

Lire la suite

Banque et crédit : Lagarde face aux frais abusifs

Meilleur taux immobilier

Mise à jour le : 17/03/2010
meilleurtaux.com
Taux fixes hors assurance selon votre profil et votre projet
Durée 15 ans 20 ans
Nature Fixe Rév. Fixe Rév.
Excellent 3,50 2,80 3,60 2,95
Bon 3,55 3,00 3,70 3,00
Moyen 3,70 3,15 3,80 3,25

Prévisions des taux immobilier

Mise à jour le : 17/03/2010
meilleurtaux.com
Prêt à 15 ans Juin 2010 Sept. 2010 Déc. 2010 Mars 2011
Taux Révisable 2,60% Hausse des taux d'intérêt 2,80% Hausse des taux d'intérêt 3,00% Hausse des taux d'intérêt 3,20% Hausse des taux d'intérêt
Taux Fixe 3,70% Hausse des taux d'intérêt 3,90% Forte hausse des taux d'intérêt 4,00% Hausse des taux d'intérêt 4,20% Forte hausse des taux d'intérêt
forte baisse des taux d'interet Forte baisse baisse des taux d'interet Tendance à la baisse taux d'interet stables Stable hausse des taux d'interet Tendance à la hausse forte hausse des taux d'interet Forte hausse