Pollution de l'eau : les piscines boivent la tasse

15/06/2010 à 12:08 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

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On savait depuis peu l'eau de notre robinet passablement polluée (voir notre article), il faudra désormais se méfier de l'eau des piscines que nous fréquentons. Le 10 juin dernier, l'Afsset dévoilait en effet un rapport peu élogieux sur la qualité de l'eau des quelques 16.000 piscines françaises ouvertes au public.

Point d'alarmisme excessif, amoureux de la baignade et inconditionnels des « longueurs » ne s'exposent pas à un hypothétique risque de cancer ou en fréquentant leur piscine favorite. Si le risque de développement ultérieur d'une quelconque maladie grave est écarté, les piscines publiques n'en reste pas moins de véritables nids à microbes et bactéries en tout genre. Un rapport publié le 10 juin dernier par l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) pointe en effet du doigt la qualité perfectible de l'eau de nos piscines.

Selon l'agence, « aussi bien filtrée soit elle, une eau peut encore contenir des germes pathogènes (virus, bactéries, parasites), susceptibles d'être dommageables pour la santé des baigneurs ». Si l'emploi de divers produits désinfectant associé à la réalisation périodique d'analyses d'eau constitue depuis bien longtemps le principal mode de lutte contre la pollution naturelle des piscines, le rapport de l'Afsset alerte sur une toute autre pollution : celle générée par les baigneurs eux-mêmes. « Le désinfectant ajouté à l'eau est un puissant oxydant qui, lorsqu'il réagit avec la matière organique apportée par les baigneurs (sueur, urine, squames de la peau, résidus de cosmétiques, etc) forme des produits potentiellement toxiques », nous explique-t-on. En s'immergeant, les nageurs créent ainsi leur propre toxicité (trichloramines et chloroforme en autre) susceptible d'entrainer chez divers sujets des problèmes respiratoires, des affections cutanées voire des troubles oculaires.

Devant ce constat, l'Afsset préconise le respect des règles d'hygiène de base (pédiluve, port du bonnet de bain, douche savonneuse obligatoire, etc.) mais déconseille également certaines pratiques destinées aux personnes à risque. C'est notamment le cas des bébés nageurs pour qui elle recommande, à défaut d'une abstention pure et simple, un suivi médical renforcé (suivi médical que les personnels de piscine sont eux aussi appelés à réaliser).

Outre l'accent mis sur l'analyse et le traitement de l'eau, le rapport rédigé à la demande des ministères de la Santé et de l'Ecologie souligne également l'éventuelle toxicité de l'air ambiant au sein de ces établissements ouverts au public. Il recommande entre autre de classer les piscines (qu'elles soient municipales, de résidences de vacances, d'hôtels ou de campings) parmi les « bâtiments à pollution spécifique » afin d'y préserver un apport d'air neuf acceptable (60 mètres cubes par heure et par personne). Air humide et eau stagnante constituent en effet l'environnement idéal à la prolifération de nombreuses bactéries (les légionelles par exemple).

Ce rapport devrait être complété, courant 2011, par une étude portant sur les risques sanitaires des piscines dites « atypiques » que sont les bains à remous, les bassins de thalassothérapie ou encore les piscines thermo-ludiques.

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