Le diagnostic mérule obligatoire à la vente approche à grands pas

08/08/2013 à 11:52 - Diagnostic immobilier - Par - Réagir

Vers un diagnostic mérule obligatoire à la vente
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Dans le cadre du projet de loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR), un amendement pourrait prochainement venir allonger la liste déjà longue des diagnostics immobiliers obligatoires. A défaut de surprise, le diagnostic mérule devrait en effet bientôt s'imposer aux propriétaires désireux de vendre leur logement.

Intégré récemment dans le projet de loi ALUR, l'amendement devra toutefois attendre le mois de septembre prochain avant d'être définitivement adopté. Néanmoins, rien ne semble devoir s'opposer à ce que le diagnostic mérule vienne se placer auprès des diagnostics gaz, plomb, amiante et autres DPE au sein des diagnostics immobiliers obligatoires lors de la vente d'un logement, tant ce parasite fait figure de cauchemar auprès de ceux qui y ont un jour été confronté.

Champignon colonisant les structures en bois d'un bâtiment, le mérule (également appelé « lèpre des maisons ») affaiblit progressivement ces dernières jusqu'à provoquer des dommages considérables à l'édifice. Si une expertise immobilière existe déjà pour détecter la présence éventuelle de cet occupant indélicat, Chantal Guittet estime toutefois que « le diagnostic d'état parasitaire, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui pour détecter le mérule, est superficiel et n'est concluant que lorsque le champignon est visible, ce qui indique que la dégradation de l'immeuble est déjà très avancée ».

La députée socialiste du Finistère a donc présenté un amendement destiné à rendre obligatoire la réalisation d'un diagnostic mérule avant la vente d'un bien immobilier. Adopté dans un premier temps lors du vote en commission des affaires économiques de l'Assemblée Nationale, cet examen doit ainsi permettre, selon Chantal Guittet, « d'éviter les destructions massives qui devront être entreprises lorsqu'il est déjà trop tard, que le mérule est installé à un stade avancé ! »

Se considérant comme les oubliés du projet de loi ALUR, les diagnostiqueurs immobiliers doivent donc se réjouir de voir leur champ d'action s'élargir. Quant aux propriétaires qui devront s'acquitter de cette nouvelle obligation, pas sûr qu'ils partagent tous ce même sentiment.

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