Banques et crédit : le retour en grâce des bonus indécents

16/10/2009 à 12:17 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Oubliée la crise financière, révolu ce temps où banquiers et traders devaient faire preuve d'humilité et quémander l'aide publique, bénéfices colossaux et autres bonus indécents sont de nouveau d'actualité pour le secteur bancaire américain.

C'était il y a un an, le géant bancaire Lehman Brothers gangréné par les produits toxiques (prêt immobilier in fine à risque notamment) annonçait sa mise en faillite, entrainant dans son sillage l'ensemble du système financier mondial. Appuyées sur l'épaule d'un gouvernement compatissant, les banques américaines ont su refaire surface pour progressivement reprendre place dans leur fauteuil doré. Voilà en quelques mots l'impression générale que pouvait laisser, aux yeux des observateurs, la présentation des résultats trimestriels des différents groupes Outre-Atlantique.

Parmi les véritables gagnants de la crise, la banque d'investissement JPMorgan affiche ainsi un bénéfice net annuel de quelques 3,6 milliards de dollars. Goldman Sachs, occupant désormais la place tant convoitée de plus grosse banque d'affaire du monde, présentait ce jeudi 15 octobre 2009 une progression de son bénéfice de près de 11% (3,03 milliards cette année contre 2,72 milliards un an auparavant). Même Citigroup semble devoir retrouver le sourire après avoir accusé une perte de 2,8 milliards en 2008. La banque américaine vient tout juste d'annoncer un bénéfice net de 101 millions de dollars.

Seuls les secteurs du prêt immobilier et du crédit à la consommation semblent devoir susciter les inquiétudes des établissements financiers. « Bien que le crédit à la consommation montre des signes d'amélioration sur les marchés internationaux, il continue à pâtir d'un contexte difficile aux Etats-Unis », estime à ce propos Vikram Pandit, directeur général de Citigroup. Jamie Dimon, Président directeur général de JPMorgan, constate quant à lui que la branche « carte de crédit » de son groupe affiche encore une perte de 700 millions de dollars.

En retrouvant le sourire, les banques ont également retrouvé de vieilles habitudes que certains espéraient, sinon définitivement écartées, tout au moins grandement limitées. Pour ceux là, la désillusion est grande, les bonus indécents effectuant en effet actuellement un retour en grâce tonitruant. En tête de file, la banque Goldman Sachs s'apprête ainsi à verser à ses salariés quelques 5,351 milliards d'indemnités diverses, soit pratiquement le double des bonus octroyés en 2008. Certaines sources évoquent même un montant faramineux de plus de 20 milliards de dollars. « Entre plaire à l'opinion publique et satisfaire mes équipes, je choisirai mes équipes », scande Lloyd Blankfein, le PDG de Goldman Sachs.

Selon une enquête menée par le Wall Street Journal, toutes banques confondues, ce sont près de 140 milliards de dollars qui s'apprêteraient à être versés à titre de bonus. Seule ombre au tableau doré des banques américaines, le PDG de Bank of America, Ken Lewis, devrait quitter son poste sans toucher ni salaire ni indemnités. Mieux, sur les 1,5 millions de dollars qu'il aurait perçus au titre de salaire annuel, Ken Lewis se retrouve dans l'obligation d'en reverser 1 million dans les caisses de son groupe. Une décision sans précédent prise par Kenneth Feinberg, grand manitou du Trésor Américain en charge de réguler les primes distribuées aux plus riches banquiers.

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