A Copenhague, la France devra privilégier l'immobilier et les énergies renouvelables

08/12/2009 à 09:43 - Immobilier - Par - Réagir

Copenhague : immobilier et ENR en ligne de mire
A Copenhague, la France devra privilégier l'immobilier et les énergies renouvelables

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La 15ème convention climat des Nations Unies a donc ouvert ses débats ce lundi 7 décembre 2009 à Copenhague. Parmi les 192 pays représentés, la délégation française aura bien évidemment son mot à dire, tant à l'échelle européenne que sur le plan national. Si nos politiques, Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo en tête, sont nombreux à avoir fait le déplacement, l'occasion est donnée à ceux restés en France de rappeler qu'il convient tout d'abord de balayer devant sa porte. Au coeur de la réflexion qui s'engage d'ores et déjà, la place donnée aux énergies renouvelables et la rénovation du parc immobilier s'imposent comme les principaux axes de travail.

Traditionnellement perçue comme la donneuse de leçon européenne, la France n'a toutefois pas à s'enorgueillir d'une relation aux énergies renouvelable que Guillaume Sainteny juge des plus ténues. Maître de conférences à l'Ecole polytechnique, il estimait ainsi dans le journal économique La Tribune que la France « n'a pas constitué de filière industrielle dans ces domaines. Elle ne dépose que 2 % des brevets dans le domaine de l'éolien et 0,8 % pour le solaire ». Il est selon lui « urgent que la France renforce la Recherche et Développement dans les filières sur lesquelles elle n'est pas encore distancée, ou pour lesquelles elle peut jouer le saut technologique, comme les capteurs photovoltaïques à couche mince ou intégrées ». Un bien terne positionnement de l'Hexagone sur la voie des énergies renouvelables qui n'a toutefois pas empêché notre ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, de militer hier pour une réduction des émanations de gaz à effet de serre de -30% d'ici 2020 alors que la plupart des pays européens pourraient s'engager sur un recul de -20%.

La part de l'immobilier dans le plan climat établit par le gouvernement s'annonce prépondérante. Affichant l'objectif ambitieux de réduire de 38% la consommation énergétique du parc immobilier français d'ici à 2020, ce ne sont pas moins de 470.000 logements qui, à partir de 2013, devraient ainsi se voir complètement rénovés chaque année. L'enjeu est certes énorme, ne serait-ce qu'au regard des 191 milliards d'euros qui devront y être consacrés, mais, comme le rappelle Valérie Létard, à ce jour « la formation sur les métiers verts n'est pas suffisante ». La secrétaire d'État chargée des Technologies vertes et des Négociations sur le climat a donc mis sur pied un comité de travail afin de « connaître précisément, par secteur, et même par territoire les besoins en la matière et mettre en place de nouveaux parcours de formation et de qualification ».

L'immobilier devenu enjeu écologique devrait également s'imposer comme un enjeu en matière d'emploi. Les directives établies par le Grenelle de l'environnement et peut être bientôt par le sommet de Copenhague devraient générer la création, tous secteurs confondus, de quelques 600.000 emplois sur 12 ans. Selon Valérie Létard, « le secteur qui en profitera pleinement sera celui du bâtiment avec 392.000 emplois attendus d'ici 2013 ».

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