Crédit immobilier : toujours plus de français surendettés

23/11/2015 à 14:27 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Les particuliers seraient de plus en plus nombreux à éprouver d'importantes difficultés lorsqu'il s'agit de rembourser un crédit immobilier. Une situation qui inquiète l'UFC-Que Choisir.

Surendettement : le crédit immobilier dans le viseur de l'UFC

Lorsque l'on aborde la question du surendettement, on a généralement coutume d'évoquer une abondance excessive d'emprunts et plus particulièrement de crédits à la consommation. Et pourtant, ce n'est pas sur ces derniers que repose l'inquiétude de l'UFC-Que Choisir mais bien sur les crédits immobiliers. Dans un communiqué publié ce lundi 23 novembre, l'association de défense des consommateurs pointe en effet du doigt la part grandissante du crédit à l'habitat dans les dossiers de surendettement. Selon elle, entre 2010 et 2015, le nombre de nouveaux surendettés éprouvant toutes les peines du monde à rembourser un crédit immobilier serait ainsi passé de 218.000 à 231.000, soit 13% des dossiers cette année. Si ce chiffre reste évidemment encore bien loin de celui concernant le crédit à la consommation (inclus dans 83% des dossiers en 2015), son impact sur le budget des ménages n'en demeure pas moins des plus significatifs. « Comme les crédits immobiliers portent toujours sur de fortes sommes (108 000 ¤ en moyenne en 2015 pour les surendettés), ils représentent aujourd'hui plus du tiers de la dette globale des surendettés, à 34,2 % au deuxième trimestre 2015 ! », explique ainsi l'association.

Prix élevés et lois de défiscalisation pointés du doigt

Pour l'UFC, le poids du crédit immobilier sur les dettes accumulées par les ménages surendettés doit beaucoup aux prix excessivement élevés pratiqués au cours des années 2000. Ayant acheté leur logement au prix fort, ces ménages ne peuvent même pas compter sur une éventuelle revente pour réussir à solder leur crédit. L'association estime en effet que revendre un bien immobilier acquis entre 2003 et 2006 implique de devoir composer avec des pertes de valeur de l'ordre de « 25 % à 50 %, voire 80 % ».

Les anciens dispositifs en faveur de l'investissement locatif sont également montrés du doigt, notamment le Robien et le Scellier. Nombreux sont en effet les investisseurs à avoir été confrontés à une situation passée sous silence par les promoteurs, à savoir l'absence de locataires dont pâtissent certaines régions. « Les loyers ne rentrent pas, or la banque les avait pris en compte dans le calcul de la capacité de remboursement ! La revente est impossible avant le terme fixé par la loi de défiscalisation (9 ans, en général) sous peine de redressement fiscal ».

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