Crise de l'immobilier : forte réaction des Banques Centrales

14/12/2007 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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Près de six mois après l'effondrement du marché immobilier américain, les effets de la crise dite des « subprimes » se font encore durement ressentir.

Rassurer à la fois les investisseurs et le secteur du crédit immobilier apparaît dès lors comme primordial pour espérer faire face à une situation plus que délicate. A situation exceptionnelle, réaction exceptionnelle : c'est donc dans cette optique que 5 Banques Centrales ont décidé ce mercredi 13 décembre 2007 de se rapprocher afin de mener une action commune. Fait non pas unique mais inaccoutumé puisqu'une telle mesure avait déjà été appliquée le 11 septembre 2001, la Fed (Banque Centrale américaine), la Banque centrale européenne, la Banque centrale canadienne, la Banque nationale de Suisse et la Banque d'Angleterre ont donc conjointement effectuées une injection de fonds sur le circuit monétaire à hauteur de 80 milliards de dollars.

Cet acte n'est pas anodin et constitue la dernière option possible de sortie de crise pour les Banques Centrales. Lors de crises de moindre envergure, ces dernières avaient toujours réussi à endiguer la situation en abaissant leurs taux directeurs. Mais l'inflation en hausse enregistrée aux Etats-Unis (+3,5% sur un an) et en Europe (+3% annuel) couplée à une détérioration graduelle du marché du prêt immobilier ne permettent plus aujourd'hui de garantir l'efficacité d'une telle manoeuvre (la Fed n'ayant pu rabattre son taux directeur que d'un quart de point en le portant mardi à 4,25%). La crainte d'une récession économique aux Etats-Unis ainsi que de sa propagation en Europe et sur les différentes places mondiales a donc poussé ces 5 Banques Centrales à prendre des mesures exceptionnelles.

Outre ces 80 milliards de dollars mis en circulation, il a été décidé que les banques pourront désormais effectuer auprès de la Fed des prélèvements financiers à taux préférentiels.

L'économiste de la Société Générale, Olivier Gasnier, déclare à ce sujet : « Jusqu'alors, pour une grande banque, se refinancer à l'escompte était cher et ne garantissait pas la confidentialité, ce qui risquait de déclencher des mouvements de panique ». De la même façon, Stéphane Déo, d'UBS, estime que « les banques ont donc voulu montrer qu'elles étaient déterminées à agir si la situation se détériore ». De là à imaginer l'injection d'un futur complément monétaire il n'y a qu'un pas.

Il n'en reste pas moins que, malgré cette action perçue comme un geste fort, les Banques Centrales ne peuvent que s'attaquer aux conséquences de la crise qui touche les marchés de l'immobilier et du crédit immobilier et restent démunies quand il s'agit d'en enrayer les causes.

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