Crise financière : après le lundi noir boursier, un mercredi plus sombre encore08/10/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Diagnostic Expertise - Par Alix Guinet
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Suivre toute l'actualité immobilière. « Cela dépasse l'imagination. Le public a d'énormes craintes pour l'avenir ». Telle fut la réaction de Taro Aso, le premier ministre japonais, à la vue de la dégringolade historique ce mercredi de la bourse de Tokyo (-9,38%). Dans le même temps, ce sont toutes les places financières asiatiques qui se sont écroulées : Hong Kong (-8,2%), Bombay (-8,16%), Bangkok (-8,37%), Jakarta (-10,38%), Séoul (-5,81%), Sydney (-5%) et Shanghai (-3,04%). A mi-séance les bourses européennes ne se trouvaient pas mieux loties en affichant des replis impressionnants de -8,18% à Paris, -7,41% à Francfort, -9,05% à Amsterdam et -6,11% à Milan. Après le « lundi noir » de début de semaine, la crise financière internationale est donc à l'oeuvre pour générer un « mercredi noir ». Une crise, initiée aux Etats-Unis par le naufrage du crédit immobilier à risque (subprime), qui n'a pas manqué de faire chuter Wall Street de -5,11%, plaçant ainsi la célèbre bourse à son plus bas niveau depuis cinq ans. Les interventions gouvernementales fusent pourtant de toutes parts. En Europe, la Grande-Bretagne a annoncé ce matin la mise en place d'un fond de soutien de ses huit plus grandes banques et relance par la même occasion l'idée d'un plan de sauvetage commun ; dans le sillage de la banque centrale australienne qui a baissé son taux directeur d'un point (taux en fonction duquel sont établis les taux de crédit pratiqués par les banques), la Banque Centrale Européenne (BCE) abaisse également le sien pour le fixer à 3,75% (au lieu de 4,25%) et verse, pour le deuxième jour consécutif, 50 milliards de dollars afin de fluidifier le marché. Après l'injection massive de liquidités sur les marchés, les banques centrales utilisent donc le levier des taux directeurs pour tenter de juguler la crise. Ce revirement de stratégie s'explique notamment par le fait que le tarissement des prêts interbancaires semble constituer la clé du problème : faute de confiance, les banques ne se prêtent plus l'argent qui leur permettait de se refinancer et, si elles le font, les taux appliqués s'avèrent alors excessivement élevés. La baisse des taux directeurs pourrait alors se révéler être, selon René Defossez travaillant chez Natixis, « un électrochoc salutaire ». Mais la crise financière apparaît plus que jamais mondiale et si ces mesures permettent aux marchés financiers de reprendre sporadiquement un peu d'air en cours de séance (le CAC 40 étant ainsi apparu dans le vert il y a peu avant de replonger aux alentours des -3%), elles ne rassurent pas pour autant ni les investisseurs, ni les observateurs. « Ce genre de mesure ne fonctionne plus. C'est comme d'insuffler du sang dans un coeur alors que les artères fuient de toutes parts », explique ainsi un courtier japonais de Nikko Cordial. Consulter toutes les actualités
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Vos réactionsCrédit immobilier - Crise financière : après le lundi noir boursier, un mercredi plus sombre encore Par VanPhan-69 - 08/10/08, 05:00
Par 106rouge - 08/10/08, 05:04
Par David C. - 09/10/08, 12:07
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