Crise financière : Etats-Unis, Europe, l'hécatombe continue

30/09/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise : les faillites bancaires se succèdent
Si cette semaine a été marquée par l'échec du plan Paulson, elle est également caractérisée par une succession importante de faillites bancaires.

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Alors que le Congrès américain vient de rejeter, hier soir, l'adoption du plan Paulson destiné à enrailler l'avancée de la crise financière, les groupes en difficulté se multiplient. Banque d'affaire, caisse d'épargne, assureur, bancassureur, qu'il soit relié de près ou de loin au crédit immobilier à risque (subprime), la crise financière internationale a déjà démontré qu'aucun établissement ne pouvait se prévaloir d'une sécurité totale face à ses méfaits. Petit tour d'horizon d'un début de semaine riche en évènements :

Aux Etats-Unis : c'est désormais devenu une habitude, chaque semaine est marquée par son lot de banques partant à la dérive. Après Lehman Brothers, l'assureur AIG ou encore Washington Mutual, c'était hier au tour de Wachovia Corp de subir un rachat nécessaire afin d'éviter la faillite. Avec l'aval de la Réserve fédérale (FED), du département au Trésor et de la Maison Blanche, La banque Citigroup a donc annoncé hier sa prise de position au sein de Wachovia (2,16 milliards de dollars en actions) ainsi que sa prise en charge des 53 milliards de dollars de dettes du groupe. Largement exposée au financement immobilier (crédits à risque et prêts hypothécaires notamment), Wachovia Corp détenait pour 312 milliards de dollars de prêts, immobiliers ou non. Une telle opération a été jugée par la FDIC (le gendarme américain de la Bourse) comme « nécessaire pour maintenir la confiance dans le secteur bancaire au vu du climat actuel sur les marchés financiers ».

En ce début de semaine, les investisseurs sont mis à rude épreuve puisque, à peine le rachat de Wachovia par Citigroup annoncé, ils pouvaient déjà observer un autre grand groupe financier tanguer dangereusement au bord du gouffre : National City. Classée parmi les 10 plus importantes banques américaines, National city a en effet affiché une dépréciation de son titre de près de 63%.

En Europe : si les banques étaient jusqu'à présent relativement épargnées, cette semaine semble toutefois marquer le début de la contagion. Alors qu'hier le groupe Fortis et l'établissement britannique Bradford and Bingley étaient nationalisés, c'est aujourd'hui le bancassureur franco-belge Dexia qui a dû bénéficier d'un coup de pouce des autorités. En proie à des rumeurs mettant en cause l'importance de ses liquidités, l'action Dexia a chuté de 30% dans la seule journée d'hier. Après une longue nuit de négociation, Yves Leterme, le Premier ministre belge, a ainsi fait l'annonce d'une recapitalisation du groupe à hauteur de 6,4 milliards d'euros. Cette injection de capital a été conjointement réalisée par les gouvernements Belge, Français et luxembourgeois.

Si le bancassureur Dexia, spécialisé dans le financement des collectivités locales, n'a pas succombé aux dérives d'une spéculation à outrance (notamment sur les crédits immobiliers), il est cependant victime de cette extrême suspicion qui fait aujourd'hui loi entre les établissements et raréfie le prêt interbancaire.

Vos réactions

Crédit immobilier - Crise financière : Etats-Unis, Europe, l'hécatombe continue

Noter cet article :

Soyez le premier à donner votre avis.

Ajouter un commentaire

Crédit immobilier - Crise financière : Etats-Unis, Europe, l'hécatombe continue

Les commentaires sont fermés pour cette article.

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page