La crise du crédit immobilier ne fléchit pas

18/03/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Crise : les marchés paniquent
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Lundi 17 mars 2008 : nouvelle journée noire pour les marchés financiers mondiaux.

L'inquiétude des observateurs s'accroissent de jour en jour. Plus qu'une probable récession, ces derniers se demandent désormais si ce n'est pas le système financier américain dans son ensemble qui serait sur le point de sombrer. Les places financières mondiales ont en effet assisté hier à un nouvel effondrement de leurs valeurs, conséquence directe du rachat de la banque Bear Stearns, au bord de la faillite, par JP Morgan Chase pour la somme dérisoire de 236 millions de dollars. Ce rachat a engendré une inquiétude grandissante sur l'importance réelle de la crise et le spectre de faillites en grand nombre semble avoir tétanisé les investisseurs. La Bourse de Paris a donc clôturé hier sur une baisse de 3,51%. Dans le même temps, Wall Street perdait 1,62%, Londres 3,58%, HongKong 5,18% et la bourse de Tokyo enregistrait un repli de 3,71%.

La crise initiée par l'effondrement du crédit immobilier à risque (subprime) n'en finit donc pas de faire des ravages, plongeant la finance mondiale dans le désarroi et l'économie américaine dans la récession. Il n'est désormais plus l'heure de se demander comment éviter la crise mais plutôt de s'interroger sur les actions qui pourraient ralentir son aggravation. Dominique Strauss-Kahn, le président du FMI (Fond Monétaire International) prédit d'ailleurs que cette dernière « va durer longtemps avec de graves conséquences économiques », n'écartant pas l'hypothèse d'une aggravation. Se voulant plus rassurant, Joaquin Almunia, commissaire européen aux Affaires Economiques et Monétaires, déclarait que, contrairement à l'économie outre-atlantique qui « entre peut-être en récession », l'Europe demeure « clairement loin du risque de récession ».

L'optimisme à tout va n'est plus de mise, que ce soit dans le secteur de l'immobilier ou financier, et même si, lors d'une réunion à la Maison Blanche, le Secrétaire d'Etat au Trésor américain revendiquait une politique du dollar « fort » pendant que George Bush précisait que « les Etats-Unis maîtrisent la situation », il faudra aujourd'hui plus que les récentes interventions de la FED (réserve fédérale américaine) pour que les marchés financiers retrouvent confiance.

La réaction anticipée, dimanche, de la FED pour endiguer la crise ne semble pas avoir eu l'effet escompté. En effet, après n'avoir cessé de clamer haut et fort : « Nous ne secourrons pas les banques téméraires » (celles qui se sont trop investies dans le prêt immobilier à risque), sa décision de baisser son taux d'escompte mais surtout celle de créer une facilité de crédit permettant aux grandes institutions de prêter des fonds aux établissements plus modestes (ceux précisément qui ont eu le malheur de miser sur le crédit immobilier à risque), paraît alors comme un aveu de faiblesse face à une situation inéluctable.

Tout ceci a donc participé à la panique des marchés financiers et il n'est alors plus étonnant de voir naître de l'anxiété ambiante les scénarios les plus pessimistes.

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