Immobilier : la Fnaim veut en finir avec les scandales

30/03/2015 à 15:19 - Immobilier - Par - Réagir

Immobilier : la Fnaim veut en finir avec les scandales
Immobilier : la Fnaim veut en finir avec les scandales

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Les agents immobiliers doivent faire preuve d'un sens de l'éthique à toute épreuve, voilà ce que souhaite la Fnaim après la publication d'une enquête accablante à leur encontre.

Frais d'agence : 4 professionnels sur 10 abusent

A travers une vaste enquête dévoilée le 25 mars dernier, l'association CLCV tire à boulets rouges sur des agents immobiliers dont elle fustige la « volonté délibérée de ne pas respecter la loi ». S'il convient évidemment de ne pas verser dans une généralisation excessive, les résultats communiqués par la CLCV n'en restent pas moins édifiants. En effet, près d'une agence immobilière sur deux (42%) ne se conformerait pas à l'obligation imposée par la loi Alur de plafonner leurs tarifications. Depuis le 15 septembre 2014, les frais d'agence appliqués aux candidats à la location ne doivent pas excéder un montant prédéterminé en fonction de la zone géographique : 12 euros/m² en zone très tendue, 11 euros/m² en zone tendue et enfin 8 euros/m² sur le reste du territoire. Si l'on en croit l'association, certaines agences n'auraient que faire de cette nouvelle disposition. « Lorsqu'on persiste à maintenir des honoraires qui sont un pourcentage du loyer ou l'équivalent d'un mois de loyer, alors même que la loi Alur a été votée il y a un an et que le plafonnement existe depuis le 15 septembre 2014, on ne peut pas imaginer que ce soit à cause d'une méconnaissance des textes ou d'un délai d'adaptation nécessaire », note David Rodrigues, juriste de la CLCV, dans un entretien accordé au site ToutSurMesFinances.

Fnaim : comment éviter les scandales ?

Face à un tel constat, l'association a appelé de ses v½ux la mise en place rapide d'une commission de contrôle dont le champ d'action a d'ores et déjà été défini par la loi Alur et qui sera chargée de réguler les professions immobilières. Un souhait auquel s'associe la Fnaim qui considère « scandaleux » que la disposition instaurée par la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové « ne soit pas appliquée à la lettre ». Pour son président, Jean-François Buet, « le consommateur attend une attitude irréprochable de la part de son agent immobilier ». Or, les pratiques de certains agents indélicats portent atteinte à la « crédibilité » d'une profession dont la cote de popularité auprès du grand public n'a jamais atteint des sommets.

Affichage des tarifs d'agences immobilières

Un code de déontologie avant l'été

Plaidant lui aussi pour « une mise en place rapide de la Commission nationale de contrôle », Jean-François Buet pourrait bien voir ses exigences satisfaites avant cet été 2015. En effet, réunissant autour d'une même table professionnels du secteur et associations de consommateurs, le Conseil national de la transaction et de la gestion immobilière (CNTGI) s'affaire actuellement à l'élaboration d'un code de déontologie des professions immobilières. Un code qui devrait d'ici peu faire l'objet d'un décret et sur lequel la future commission de contrôle fondera ses décisions.

Vos réactions

commentaire(s)

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page