L'avenir de l'immobilier dépend des taux de crédit

13/02/2015 à 14:49 - Crédit immobilier - Par - Réagir

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L'évolution à venir des taux d'emprunt serait la clé du marché immobilier. C'est en tout cas la thèse défendue par le Crédit Agricole dans sa dernière publication.

Taux de crédit et marché immobilier sont intimement liés

Dans une récente analyse dont certains n'ont pas hésité à mettre en doute la pertinence, l'agence de notation Standard and Poor's semblait ne faire que peu cas de l'influence des taux de crédit sur l'évolution à plus ou moins long terme du marché immobilier. Dans sa dernière note de conjoncture trimestrielle, le Crédit Agricole ne reproduit pas cette « erreur », bien au contraire. Si l'on en croit l'établissement bancaire, pour pouvoir appréhender au mieux l'orientation qu'affichera le marché immobilier au cours des mois à venir, il faut avant tout s'intéresser de près à l'évolution des taux d'emprunt.

Les taux bas ont porté le marché

Les taux ont dicté leur loi au marché immobilier et continueront à le faire à plus ou moins long terme. Voilà en substance ce que constate le Crédit Agricole. En effet, en affichant un niveau toujours plus attractif au fil des mois, les taux de prêt immobilier ont permis à bon nombre de candidats de revenir dans la course à l'achat en augmentant de façon conséquente leur pouvoir d'achat. Le groupe précise ainsi qu'une « baisse de 100 points de base du taux de crédit habitat est équivalente à un recul des prix de 8% ». Le Crédit Foncier tenait un discours similaire la semaine dernière en soulignant que la baisse des taux observée depuis 2008 a alimenté le pouvoir d'achat des ménages à hauteur de 20% supplémentaires. Par voie de conséquence, le recul des taux a donc soutenu la demande de logements face aux facteurs dégradant que sont l'incertitude en l'avenir, la montée du chômage ou encore le niveau encore excessif des prix (facteurs ayant très nettement alimenté l'attentisme des acheteurs potentiels). Néanmoins, en soutenant la demande, les taux bas ont également permis aux prix de se maintenir, endiguant toute correction marquée. En définitive, si l'on en croit Olivier Eluère, économiste auprès du Crédit Agricole, le secteur de l'immobilier se révèle donc « très dépendant du bas niveau des taux ».

Faut-il craindre une hausse des taux ?

Une dépendance qu'il convient donc de prendre en considération au moment de dresser les perspectives d'évolution du marché. En effet, le mouvement baissier des taux ne pouvant perdurer indéfiniment, la banque anticipe déjà leur remontée progressive. Or, confrontés à un renchérissement du crédit, les emprunteurs ne pourront que constater une réduction de leur pouvoir d'achat. Dans le même temps « les facteurs négatifs seront toujours présents (chômage, fiscalité…) et les ventes risquent de baisser significativement, entraînant une baisse des prix assez prononcée ».

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