L'Unpi dénonce l'idée d'un nouvel impôt immobilier

08/11/2013 à 15:35 - Immobilier - Réagir

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Alors que l'agence de notation Standard and Poor's vient de sanctionner la France pour sa trop faible marge de manoeuvre financière, le gouvernement s'apprêterait-il à lever un nouvel impôt immobilier ? Si rien n'a évidemment encore été acté, l'Unpi a toutefois décidé de prendre les devants en dénonçant une proposition du CAE visant à imposer “les loyers fictifs” des propriétaires occupants.

En mai dernier, à l'occasion des 100 jours de la présidence de François Hollande, une rumeur avait soulevé une vague d'indignation de la part des propriétaires de biens immobiliers. Dans un rapport remis au président de la République, le groupe de réflexion (Think Tank) “Cartes sur table” proposait en effet d'imposer "les « revenus fictifs » que le propriétaire tire de sa résidence principale. Partant du principe qu'une fois le crédit immobilier rembourser, “acheter son logement principal rapporte un revenu fictif (le loyer qu'on n'a pas à payer)”, Cartes sur table estimait donc que “ces loyers fictifs devraient être imposés sur le revenu, après déductions des intérêts d'emprunt”.

Si le gouvernement ne lui avait alors pas donné suite, l'idée revient aujourd'hui sur le devant de la scène au sein d'un rapport remis à Matignon par le Conseil d'analyse économique (CAE). Dans ce document daté du mois de septembre et intitulé “Fiscalité des revenus du capital”, le CAE recommande d' “augmenter la fiscalité sur l'immobilier et taxer les loyers implicites nets” ou, tout au moins, d' “actualiser les valeurs locatives pour remettre la taxe foncière en ligne avec la valeur effective des propriétés”.

Une proposition inacceptable pour l'Unpi qui voit poindre “un nouvel impôt frappant les propriétaires occupants”. Pour Jean Perrin, président de l'Union nationale de la propriété immobilière, considérer les propriétaires (dont beaucoup ne disposent que d'un revenu modeste) comme “des rentiers sous prétexte qu'ils ont enfin remboursé leur prêt relève de la provocation pure et simple”. Selon lui, la détention d'un bien immobilier étant déjà suffisamment taxée, mettre en pratique une telle disposition “présenterait un risque majeur pour la paix sociale en France”.

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