La Garantie universelle des loyers pourrait ne jamais voir le jour

18/11/2013 à 10:28 - Immobilier - Par - Réagir

La GUL pourrait ne jamais voir le jour
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Après avoir alimenté les débats et suscité les plus vives critiques à son encontre, la Garantie universelle des loyers pourrait bien ne jamais voir le jour. C'est en tout cas ce que pensent de nombreux professionnels de l'immobilier en constatant l'indécision coupable du gouvernement concernant le mode de financement du dispositif.

Visant à sécuriser les propriétaires bailleurs face au risque de loyers impayés, la Garantie universelle des loyers (GUL) découle certes d'une intention louable mais n'a pourtant réussi à cumuler que reproches et critiques acerbes. En cause notamment son mode de financement. Se voulant équitable, la mesure phare du projet de loi Alur prévoyait ainsi de ponctionner à parts égales propriétaires et locataires. Mais devant l'opposition manifestée à son encontre, le gouvernement (malmené dans les sondages d'opinion) n'a eu d'autre choix que de changer son fusil d'épaule. Exit donc la taxe initialement prévue, place désormais à l'idée d'un financement entièrement pris en charge par l'Etat.

Si, pour garder la face, le ministère du Logement s'est empressé de déclarer que "rien n'était arrêté. Le président de la République a demandé une pause fiscale, donc comme d'autres dispositifs fiscaux, ce n'est pas la solution que nous privilégions", pour bon nombre de professionnels du secteur, un tel revirement de situation sonne comme un véritable aveu de faiblesse. Cette faille dans la cuirasse du gouvernement, les détracteurs de la GUL ne se sont pas fait prier pour l'exploiter. « Proclamer qu'un dispositif est une mesure phare, et ne pas prévoir son financement, c'est aberrant. Pour moi la GUL ne verra jamais le jour », estime ainsi Laurent Vimont, président du réseau d'agences immobilières Century 21. Le président de l'Unpi (Union nationale de la propriété immobilière), Jean Perrin, va même plus loin en n'hésitant pas à évoquer un éventuel départ de la ministre du Logement. « Si je présente une idée comme géniale, je n'attends pas 2016 pour la mettre en place. À mon avis, on ne parlera plus de la GUL dès que Cécile Duflot aura quitté le gouvernement, dans six mois grand maximum », pronostique-t-il.

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