La mairie de Paris défend sa taxe foncière face à l'Unpi

10/10/2013 à 11:52 - Immobilier - Par - Réagir

La mairie de Paris défend sa taxe foncière
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C'est une véritable guerre des chiffres qui semble devoir s'engager entre l'Union nationale de la propriété immobilière (Unpi) et la mairie de Paris. En effet suite à la publication d'un baromètre pointant du doigt l'impressionnante hausse de sa taxe foncière, la municipalité entend remettre les choses au clair et répondant avec véhémence à l'Unpi.

S'il faut en croire « l'Observatoire UNPI des taxes foncières sur les propriétés bâties » publié en début de semaine, Paris serait la ville française ayant enregistré la progression la plus nette de sa taxe foncière (+67,90% entre 2007 et 2012). Une hausse que l'Unpi explique principalement par la création dès 2009 d'un taux départemental dédié à la capitale. Selon le baromètre, si ce taux départemental s'élève en 2013 à 5,13%, la cotisation « départementale » moyenne entre 2007 et 2012 a pour sa part progressé de 232,38%. Des chiffres que la Ville de Paris dénonce avec virulence.

Dans un communiqué de presse publié ce mercredi 9 octobre, la municipalité fait ainsi part de ses doutes quant à la fiabilité des données communiquées par l'Unpi. Taxant cette dernière de « lobby des propriétaires », la Ville de Paris a ainsi tenu « à rappeler la vérité : les impôts locaux des Parisiens sont les moins élevés des habitants des grandes villes en France ».

Avec une taxe d'habitation s'élevant à 462 euros pour une famille avec deux enfants et une taxe foncière moyenne de 635 euros (toujours pour un ménage de 4 personnes), « Paris a les impôts locaux les plus faibles parmi les grandes villes de plus de 100 000 habitants ». A titre de comparaison, le communiqué évoque les taxes foncières bien plus élevées dont doivent s'acquitter les propriétaires d'un bien immobilier à Bordeaux (1172 euros) ou à Marseille (891 euros).

« Revendiquer que cette taxe a augmenté de 232% en 5 ans comme le fait l'UNPI est ainsi une erreur manifeste. Au total et en moyenne, les augmentations de taux décidées par la municipalité ont eu un impact de moins de 1% par an sur les deux mandatures [de Bertrand Delanoë] », précise enfin la municipalité.

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