La situation s'aggrave pour les professionnels du bâtiment

15/10/2013 à 16:27 - Immobilier - Par - Réagir

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Face à une situation économique des plus ternes, les professionnels du bâtiment attendent de pieds fermes un projet de loi de Finances 2014 dont les dispositions en matière de rénovation énergétiques pourraient empêcher leur secteur d'activité de sombrer encore un peu plus dans la crise.

On a coutume de dire que quand le bâtiment va, tout va. Or, ce n'est aujourd'hui pas le cas, loin s'en faut. A travers un communiqué publié ce mardi 15 octobre 2013, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) souligne une fois encore les difficultés auxquelles elle est confrontée depuis maintenant de nombreux mois.

Si l'on en croit son président, Patrick Liébus, qui fait état d'une baisse d'activité de 3% enregistrée au cours de ce troisième trimestre, “la situation est extrêmement grave : nous en sommes revenus au niveau d'activité de 1999, soit un recul de plus de 13 ans. Avec 33 % d'entreprises en plus !”. Dans le détail, si les travaux d'entretien et d'amélioration présentent un repli de l'ordre de 1% sur ce troisième trimestre, l'activité dans le neuf cède pour sa part près de 6%.

Fragilisées par le faible niveau des carnets de commandes et par une forte pression fiscale et sociale”, les professionnels du bâtiment accusent donc le coup et semblent d'ores et déjà avoir tiré un trait sur un horizon plus clément. Après six trimestres consécutifs orientés à la baisse, la Capeb table désormais sur un recul de l'activité de -3% pour l'ensemble de l'exercice 2013 et n'entrevoit “pas d'espoir de reprise pour 2014”.

Si la transition énergétique engagée par le gouvernement peut certes être perçue comme un pas en avant, la confédération ne constate pour l'heure aucune évolution de l'activité liée à la performance énergétique des logements. Pour Patrick Liébus, “les mesures annoncées lors de la conférence environnementale sont un premier signal positif, mais leur impact, réel ou non, sur le marché d'amélioration de performance énergétique du logement dépend de la traduction dans le projet de lois de finances 2014”.

La Capeb reste donc vigilante et devrait défendre becs et ongles une TVA à taux réduit sur la rénovation énergétique englobant un éventail de travaux aussi large que possible.

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