Le crédit immobilier interdit aux primo-accédants

25/09/2008 à 00:00 - Crédit immobilier - Par - Réagir

Le crédit immobilier interdit aux primo-accédants
La raréfaction du crédit pénalisant l'ensemble du marché immobilier, les primo-accédants pourraient peu à peu devenir une espèce en voie d'extinction.

Partager l'actualité Commenter l'actualité Commenter l'actualité

Suivre toute l'actualité immobilière.

Si les taux de crédit ont effectivement enregistré une baisse en ce mois de septembre, les particuliers souhaitant accéder à la propriété ne peuvent toutefois pas s'en réjouir puisque pour une majorité d'entre eux, obtenir un prêt immobilier relève du parcours du combattant.

A cause de la crise financière que nous traversons actuellement, les banques ont érigé la « prudence poussée à l'extrême » en grand principe fondateur, durcissant progressivement mais inexorablement les conditions d'octroi d'un crédit immobilier. Il est aujourd'hui devenu impossible d'obtenir le précieux sésame si l'on ne bénéficie pas d'un apport personnel conséquent (de 20 à 30% du prix du bien immobilier) et si l'estimation des mensualités excède 33% de son revenu.

Or, le marché de la propriété est aujourd'hui porté par les primo-accédants : en 2007, 585.000 des 800.000 transactions relevées ont été effectuées par des primo-accédants. Des ménages souvent jeunes qui, malgré leur désir d'acquérir un premier logement, ne peuvent bien souvent faire valoir qu'un apport personnel limité (un apport personnel important émanant généralement de la vente d'un précédent bien immobilier). Et si l'ancienneté professionnelle peut parfois leur faire défaut aux yeux des banques, disposer de revenus aisés n'est également plus un gage de sérénité. En effet, si les banques sont moins enclines à accorder un prêt, lorsqu'elles le font elles en réduisent aussi la durée : un crédit s'octroie désormais pour une durée moyenne de 20 ans. Raccourcir la période de remboursement entraine mécaniquement une augmentation du montant des mensualités et afficher un revenu mensuel de 4.000 ou 5.000 euros n'est alors parfois plus suffisant pour se maintenir en dessous du seuil d'endettement autorisé (environ 33% pour un bon dossier).

Dans de telles conditions, et en attendant que les prix de l'immobilier ne baissent significativement, il n'est pas étonnant de voir les primo-accédants présentant les dossiers les plus « légers » faire une croix sur leur rêve de propriété. Quant aux autres, ils n'ont maintenant d'autres choix que de se tourner vers un courtier qui devra se charger de faire accepter leur dossier par l'établissement prêteur.

La partie peu s'annoncer difficile pour le courtier, mais même avec un maigre dossier le futur propriétaire aura tout intérêt à faire appel à lui. Mensualités allégées, frais de dossier exonérés, assurance de prêt immobilier réduite, voilà quelques avantages dont peut bénéficier un ménage en laissant un courtier négocier à sa place.

Des banques qui ne prêtent plus, une capacité d'emprunt qui s'amenuise et qui les pousse à cibler des biens immobiliers moins chers, des vendeurs qui, pour 78% d'entre eux (sondage Ifop), refusent encore de baisser leur prix, voilà les termes de l'équation que les primo-accédants doivent désormais résoudre.

Vos réactions

Crédit immobilier - Le crédit immobilier interdit aux primo-accédants

Noter cet article :

2 1

Par Flora -

Quel est la source qui vous permet d'afficher que "en 2007, 585.000 des 800.000 transactions relevées ont été effectuées par des primo-accédants."? C'est totalement improbable.

Lire la suite

Ajouter un commentaire

Crédit immobilier - Le crédit immobilier interdit aux primo-accédants

Les commentaires sont fermés pour cette article.

Consulter toutes les actualités

Partagez
cette
page