Face aux critiques les professionnels de l'immobilier s'expliquent

19/10/2007 à 00:00 - Immobilier - Par - Réagir

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La France connaît 700 000 transactions immobilières par an dont près de la moitié sont effectuées via une agence immobilière.

Le montant moyen d'une transaction s'élevant à 150 000 euros, la somme en jeu est colossale. C'est pourquoi la DGCCRF (Direction Générale de la Consommation, Concurrence et Répression des Fraudes) a réalisé il y a peu une enquête révélant au grand jour des pratiques parfois douteuses en usage dans certaines agences.

Estimant être réglementés par une législation stricte, les professionnels de l'immobilier se félicitent de cette initiative et dévoilent les raisons d'une telle dérive.

Depuis 10 ans, le marché de l'immobilier voit ses prix s'envoler d'année en année. L'une des conséquences perverses de ce boom immobilier a été l'émergence d'un nombre impressionnant d'agences (plus de 1000 agences immobilières créées annuellement depuis 5 ans). La plupart, sérieuses, ont fait preuve d'une totale déontologie, supervisées en cela par les organismes auxquels elles adhéraient. Néanmoins, certaines brebis galeuses, attirées par l'appât d'un gain facilement gagné, se sont livrées à des pratiques à la limite de la légalité (absence de carte professionnelle, affichage de tarifs illusoires voire inexistants, etc.)

La FNAIM (Fédération Nationale des Agents Immobiliers) tentait depuis longtemps de faire le ménage dans ses rangs mais les lenteurs administratives et une législation obsolète réduisaient considérablement son champ d'action. « La profession d'agent immobilier étant régie par une loi qui date de plus de 30 ans, [cela laisse la place] à des interprétations quant à son application stricte et à des difficultés d'application qui pénalisent la transparence », déclare le directeur exécutif d'Era Immobilier, Jean Lavaupot.

C'est pourquoi les professionnels de l'immobilier en viennent aujourd'hui à faire appel au gouvernement afin d'étendre les pouvoirs de la DGCCRF.

Il est toutefois un point où le malaise subsiste : la question des honoraires demandés par une agence lors de la vente d'un bien immobilier (qu'il s'agisse d'une maison ou d'un appartement). C'est derniers restent librement réajustables par l'agence immobilière. Il n'est pas impossible de les négocier, cela est même vivement conseillé, mais le taux moyen de 6% du montant de la transaction pratiqué en France nous place loin derrière la Suède (3,2%) et le Royaume-Uni (1,5%).

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