Une rentrée étudiante marquée par le coût de l'immobilier

24/08/2010 à 09:48 - Immobilier - Par - Réagir

Les prix de l'immobilier inquiètent les étudiants
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Il est parfois compliqué de joindre les deux bouts lorsque l'on poursuit ses études. A l'approche de cette rentrée universitaire, l'Union nationale des étudiants de France dévoile son étude annuelle sur le coût de la vie estudiantine. Si cette année ne devrait pas déroger à la règle en obligeant une nouvelle fois les élèves à jongler entre cours et petits boulots, ces derniers devront compter sur un budget notablement resserré. Point mis en cause par l'enquête : l'immobilier et la franche progression des prix des logements étudiants.

En moyenne un étudiant consacre près de 50% de son budget au coût de son logement, un pourcentage qui pourrait bien s'accroître cette année si l'on en croit l'enquête menée par l'Union nationale des étudiants de France (Unef) et publiée ce lundi 23 août 2010. A quelques jours de la reprise des cours, l'Unef observe en effet une nette augmentation des prix affichée par l'immobilier du secteur privé, une hausse ressentie tant à Paris (+8,1%) qu'en province (+5,6%).

Face à une demande croissante, les résidences universitaires et leurs 160.000 logements disponibles ne peuvent subvenir aux besoins que d'une très faible proportion d'étudiants. En quête d'un appartement, d'une collocation ou d'une simple chambre, ils seront cette année près d'1,5 millions à se tourner vers le parc immobilier privé.

Si le prix de l'immobilier progresse, c'est également le cas de certains frais annexes (frais d'agence, assurance, caution, etc.). Pour cette rentrée universitaire, le coût moyen d'un logement devrait donc s'établir selon l'étude à 455 euros en province et à 824 euros à Paris. Aucune augmentation n'est en revanche à attendre du côté des aides au logement, bien au contraire. Dévoilée en juillet dernier, une mesure gouvernementale imposera dès le 1er janvier 2011 de choisir entre l'APL (Aide personnalisée au logement) et la demi-part fiscale supplémentaire dont bénéficiaient les parents gardant l'étudiant à leur charge. Pour Henri Jibrayel, député socialiste des Bouches-du-Rhône, cette décision prise dans le cadre de l'allègement des niches fiscales est une véritable ineptie. Selon lui, il ne s'agit ni plus ni moins pour l'étudiant que de choisir entre la peste et le choléra. Soit ce dernier renonce à l'APL « au bénéfice de la demi-part fiscale, ce qui lui coûtera environ 2.400 euros par an. Soit l'étudiant conserve ses APL, ce qui augmentera de 587 euros supplémentaires l'impôt sur le revenu de ses parents », explique-t-il. Exigeant son abandon pur et simple, l'Unef comme le député voient dans cette mesure une « nouvelle provocation pour les plus démunis ».

Dans de telles conditions, la recherche d'un logement s'annonce des plus délicates pour des étudiants dont le budget déjà relativement restreint devrait s'alourdir de 40 à 150 euros par mois.

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