Prix de l'immobilier : Paris brûle-t-il ?

10/09/2010 à 10:53 - Immobilier - Par - Réagir

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En publiant ce jeudi 9 septembre leurs chiffres de l'immobilier concernant le deuxième trimestre 2010, les notaires confirment ce que bon nombre d'observateurs anticipaient déjà, à savoir un retour marqué de la hausse des prix alimenté par un volume de transactions en forte croissance.

Tout au long du deuxième trimestre 2010, les acheteurs, notamment motivés par des taux de crédit immobilier extrêmement bas, ont organisé leur grand retour sur le devant de la scène immobilière. Observant une recrudescence de la demande, il n'en fallait pas plus aux vendeurs pour oublier les turbulences passées et revoir leurs prétentions à la hausse. Si la progression des prix des logements anciens semble s'afficher sur l'ensemble du territoire (+1,7% par rapport au 1er trimestre et +6% en variation annuelle) c'est à Paris qu'elle se fait la plus présente, battant même un record historique : celui du prix au mètre carré (6.680 euros). Selon le président de la Chambre des notaires, Christian Lefebvre, « les prix n'ont jamais été aussi hauts à Paris qu'au deuxième trimestre 2010 ».

Une question légitime s'impose alors : comment La crise qui a secouée le monde de l'immobilier en 2009 et fin 2008 a-telle pu ainsi être balayée, au point d'être peut être aujourd'hui à l'aube d'une nouvelle bulle immobilière ? Pour les notaires, l'explication tient en deux termes : retour de la demande et rareté de l'offre. En Ile-de-France, sur l'ensemble du deuxième trimestre, ce sont quelques 45.000 biens immobiliers qui se seraient ainsi échangés. Avec un tel volume de ventes, le nombre de transactions enregistrées en Ile-de-France affiche une progression de 38% par rapport à la même période en 2009.

Une demande désormais soutenue associée à un nombre de logements disponibles restreints ont donc provoqué, selon les notaires, une nette envolée des prix. En variation annuelle, le prix moyen des appartements d'Ile-de-France aurait progressé de 8,6% pour se porter au niveau de la mi-2008. Quant à celui des maisons, s'il présente une évolution de moindre ampleur, il apparaît toutefois en hausse de 6,3%.

Concernant Paris intra-muros, les prix des appartements enregistrent une hausse de 3,1% par rapport aux trois premiers mois de l'année et de 9,8% par rapport au deuxième trimestre 2009. Pas moins de 13 arrondissements afficheraient ainsi des prix au mètre carré records (+14,9% dans le 1er à 8.690 euros, +17,6% dans le 3ème à 8.230 euros ou encore +19,3% dans le 2ème à 7.820 euros). « Finalement, la baisse à Paris n'aura duré que six mois ; elle aura démarré en petite couronne pour finir dans la capitale. Le mouvement de hausse d'aujourd'hui suit le chemin inverse », constate la directrice régionale adjointe de l'hébergement et du logement en Ile-de-France.

Une telle progression des prix à de quoi inquiéter bon nombre d'observateurs. Parmi eux Frédéric Dumont, notaire à Montreuil, estime que « la dissymétrie entre la courbe de la croissance économique et celle de l'immobilier est préoccupante ». Un sentiment également partagé par Régis Bigot, du Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie). « 31 % des ménages franciliens veulent changer de logement, dont plus d'un locataire du secteur libre sur deux. Mais ils sont nombreux à ne pas pouvoir le faire, ce qui renforce leur frustration et le sentiment de déclassement », souligne-t-il.

Sur le front des prévisions, les notaires notent que « même si les taux d'intérêts sont appelés à rester faibles au cours des prochains mois, la solvabilité des acquéreurs sera vite érodée au rythme actuel de hausse des prix. Les sommets actuels devraient donc en toute logique constituer un plafond pour les prix immobiliers ».

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Par zola -

1 Tester echantillon des notaires
2 Tester la prescience des notaires avant crise
3 Comprendre pourquoi les grandes surfaces de logement sont en vente et les chambres de bonnes en demande accrue.
4 Voir la situation des banques preteuses dans le secteur immobilier (refi ECB taux ~ 0)Elles attendent en croyant que immobilier et marches financiers ont des chemins identiques.
5 Savoir que histoire economique et marches financiers ont toujours voulu travestir prix et chaos.
Le travesti fut toujours suivi de crises encore plus fortes.
6 Savoir que le PIB/habitant est de 30.000 euros.
7 Savoir que seuls 1% de la population Europeenne dispose de plus de 1 million (tous actifs confondus).
8 Savoir que endettements prives et publics depassent les maxima historiques connus en periode 1940.
9 Savoir que le remboursement des dettes publics ne peut que se faire par augmentation des impots.
10 Savoir que jamais:
Apres crises bancaires ,depreciation des devises et endettement publics a leurs maxima les economies ne sont revenues a leurx niveaux qui precedent la meme crise.
11 La probabilite de repudiation de dettes souveraines est superieure a 1/2 Tout defaut relevera les taux longs et les marches hypothecaires.
12 Il n est de pires menteurs que ceux qui ne veulent entendre.
13 Savoir que la croissance mondiale sera tres faible pendant de longues annees,sauf progres technologiques significatifs.

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