Pays riches contre crise financière

05/02/2008 à 00:00 - Immobilier - Par - Réagir

Réunion pour juguler la crise
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Ce samedi 9 février 2008, Tokyo devrait accueillir les Ministres des Finances des 7 pays les plus riches (G7 : Etats-Unis, Japon, Allemagne, Grande-Bretagne, France, Italie, Canada) afin de trouver une réponse à la crise financière initiée il y a quelques mois aux Etats-Unis avec la déroute du crédit immobilier à risque (subprime).

En à peine une demi-journée, les représentants du « G7 finance » auront fort à faire pour décider d'une politique commune permettant de juguler les risques d'un repli économique généralisé. Malgré les divergences d'opinions et les analyses très disparates de l'évolution de la crise actuelle, chacun semble s'accorder sur la nécessité d'un plan d'action. Ainsi le ministre japonais des finances, Fukushiro Nukaga, a récemment précisé qu' « en tant que président de la réunion, je veux aborder la possibilité d'une coordination entre les membres du G7 ». Le directeur général du FMI (Fond Monétaire International), Dominique Strauss-Kahn, estime quant à lui urgente l'élaboration de plans de relance budgétaire pour palier à l'éventuelle aggravation de la crise du crédit immobilier et au nouveau recul économique qui s'en suivrait. Le FMI a d'ailleurs déjà révisé ses estimations de croissance à la baisse en prévoyant fin janvier une croissance mondiale en retrait de 0,3 point (4,1%) par rapport aux précédentes estimations. Concernant la croissance américaine, le FMI l'évalue également à la baisse, affichant -0,4 point pour s'établir à 1,5%.

Toutefois, outre le fait que chaque pays du G7 adopte une vision de la crise qui lui est propre, la mise en place de mesures communes risque de se heurter à de nombreux obstacles. En effet, si la Réserve Fédérale américaine (FED) n'a de cesse de revoir ses taux directeurs à la baisse, il n'en est pas de même partout ailleurs. La Banque Centrale Européenne (BCE) s'appuie sur le fait que son système économique semble mieux armé contre les défaillances actuelles pour justifier son refus d'adopter la même attitude (à savoir une révision de son taux directeur influant sur les taux d'intérêts appliqués au prêt immobilier), alors que la Banque du Japon (BoJ), dont le taux directeur ne s'élève qu'à 0,5%, semble ne disposer que d'une très faible marge de manoeuvre.

Les experts du monde entier n'ont que peu d'espoir de voir résulter de cette rencontre les mesures tant attendues.

Tomoko Fujii, économiste à la Bank of America de Tokyo, estime que « Le point principal (de la réunion) sera la réponse politique à apporter au ralentissement mondial et à l'instabilité du secteur financier. Cependant, la probabilité d'un abaissement de taux coordonné est extrêmement faible ».

Takashi Omori, économiste chez UBS à Tokyo, ne fait pas preuve de plus d'optimisme en déclarant : « Le gouvernement américain a déjà rendu publique une série de mesures, mais l'Europe n'en a rien fait, et le Japon n'a aucune marge de manoeuvre pour une politique traditionnelle de stimulation de la demande [...] (le G7) peut toujours se réunir et discuter, mais je ne m'attends à aucune sorte d'accord solide en matière de coordination politique ».

Enfin, moins critique, un économiste canadien (souhaitant garder l'anonymat) prévoit qu' « il y a aura davantage de discussions sur l'ajustement de la politique monétaire des Etats-Unis, leur plan de relance économique et les mesures prises par Washington pour encourager une restructuration des prêts immobiliers à risques ».

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