Sous-louer son logement social : une pratique illégale mais juteuse

05/10/2015 à 15:24 - Immobilier - Par - Réagir

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Les professionnels du logement social accentuent la chasse aux fraudeurs et visent plus particulièrement les bénéficiaires qui n'hésitent pas à sous-louer le bien qui leur a été accordé.

Logement social : la chasse aux fraudeurs est lancée

Alors que François Hollande a récemment annoncé une augmentation des dotations en faveur du logement social, les bailleurs et organismes HLM entendent quant à eux faire le ménage parmi leurs locataires. En effet, certains auraient pris l'habitude d'arrondir leurs fins de mois en sous-louant leur logement à des touristes de passage voire même à des prostituées. S'il s'agit évidemment d'une pratique prohibée, elle n'en reste pas moins bien réelle. « C'est un scandale absolu dans un contexte de pénurie de logement. Le logement social doit profiter à ceux qui en ont besoin », s'indigne le directeur de l'agence parisienne du Bailleur social 3 F. En à peine 2 ans, la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) aurait ainsi recensé pas moins de 72 locataires fraudeurs.

Sous-louer son logement social : entre appât du gain et immoralité

Non contents de priver de logement les ménages qui en ont véritablement besoin, ces bénéficiaires indélicats redoublent d'ingéniosité pour tirer un maximum de profit d'un bien qu'ils n'occupent généralement plus depuis longtemps. S'étant vu accordé un trois pièces de 30m² (pour un loyer mensuel de 310 euros), l'un d'entre eux a ainsi maximisé ses gains en le transformant en deux studios qu'il sous-louait 310 euros la semaine via le site de locations en ligne Airbnb.

Dans un article sur le sujet, Le Parisien relate ainsi de nombreux cas de fraudes, toutes aussi étonnantes que choquantes. On peut par exemple évoquer ce fonctionnaire des impôts bénéficiant d'un logement social à Paris mais habitant une résidence principale située aux Antilles, celui d'un policier sous-louant son logement à une prostituée, ou encore l'histoire d'une locataire qui, depuis 2012, aurait hébergé plus d'une centaine de personnes grâce au site Airbnb mais serait pourtant redevable de près de 7000 euros d'impayés de loyer.

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