Immobilier - La fin de la défiscalisation immobilière ?

06/02/2014 à 11:40 - Défiscalisation - Par - Réagir

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Toujours en quête d'économies budgétaires, le gouvernement s'apprête-t-il à réduire, voire à supprimer, l'ensemble des dispositifs fiscaux en faveur de l'investissement locatif ? Evoquée par le ministère des Finances, une telle perspective à de quoi susciter l'inquiétude des professionnels de l'immobilier.

Les aides au logement : doit-on s'en passer ?

Bercy entend faire le ménage dans les niches fiscales dédiées au logement et peut s'appuyer pour cela sur divers rapports dont notamment un récemment remis par la Cour des Comptes. Son Président, Didier Migaud, y explique entre autre que "la politique du logement illustre de façon éloquente les défaillances d'une dépense publique distribuée sans évaluation de son impact". En d'autres termes, les différents dispositifs d'aide au logement, qu'il s'agisse de prêts aidés (PTZ Plus, prêt épargne logement) ou de défiscalisation immobilière (loi Duflot, Scellier, Robien, etc.) coûtent cher à l'Etat (39,50 milliards d'euros en 2014 selon le rapport) et n'auraient qu'une influence limitée sur un éventuel redressement du marché.

Les dispositifs d'investissement locatif sur la sellette

Engagé depuis décembre dans une analyse détaillée de ses politiques publiques permettant d'ici à 2017 de réaliser entre 3 et 4 milliards d'euros d'économies, le gouvernement tient donc celle du Logement dans son viseur. Dans une volonté de « réussir l'objectif de 500.000 logements par an et rationaliser les dispositifs d'intervention », les lois de défiscalisation en faveur de l'investissement locatif pourraient donc bientôt devenir persona non grata. Si l'on en croit le député PS Christophe Caresche, "le cumul des régimes successifs d'incitation à l'investissement locatif privé atteindrait lui-même plus d'1,5 milliard en 2014, auxquels il faut désormais ajouter le dispositif Duflot pour 35 millions d'euros".

Les professionnels ne décolèrent pas

Les réactions des professionnels du secteur ne se sont évidemment pas faites attendre et illustrent parfaitement les vives inquiétudes suscitées par une telle perspective. "Il semble que la majorité en place soit décidée de mettre à mort l'industrie du logement en France. Cela va être le coup de grâce…", déclare Benjamin Nicaise, le Président de Cerenicimo avant d'ajouter qu' "annoncer cela en début d'année concernant un secteur déjà en grande difficulté c'est de l'inconscience. Mais également de l'incompétence !"

Denys Brunel, Président de la Chambre des Propriétaires, se montre pour sa part moins virulent. "Il est certain que le coût est épouvantable pour un résultat bien médiocre ! Mais les niches sont désormais réduites ; l'essentiel du coût vient du logement social. Envisage-t-on une remise en cause de ce côté ?", s'interoge-t-il.

Directeur général adjoint du courtier Cafpi, Philippe Taboret semble quant à lui être partagé entre inquiétude et résignation : "l'obsession de Pierre Moscovici est de diminuer les charges de l'État, les aides à la pierre vont donc souffrir ! Et le marché s'effondrer… Les prix vont chuter, comme souhaité par le gouvernement, mais à quel coût économique et social ? Là est la question…"

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