Immobilier : un semestre noir pour les promoteurs

24/10/2008 à 00:00 - Estimation immobilière - Par - Réagir

Immobilier : semestre noir pour les promoteurs
Crise immobilière oblige, les promoteurs constructeurs ont passé un premier semestre 2008 éprouvant. Une situation qui ne devrait toutefois pas s'améliorer dans les semaines à venir.

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Entre 35 et 50%, voilà les chiffres annoncés par la Fédération nationale des promoteurs constructeurs (FNPC) concernant les acheteurs ayant fait part de leur désistement pour le mois de septembre 2008 (un nombre de désistements s'établissant à 15% en 2007). « Nous sommes bien en présence d'une crise économique due à la crise financière, qui a de fortes conséquences sur l'immobilier », déclare Jean-François Gabilla, le président de la fédération, alors qu'il s'apprête à dresser le bilan d'un semestre noir pour ses adhérents.

Mises en chantier en berne (-13,1% pour le troisième trimestre par rapport à 2007), permis de construire en net recul (-16%) et ventes en chute libre (-30% sur les six premiers mois de l'année), le secteur se porte mal. A la vue d'une situation de l'immobilier neuf qui ne devrait pas s'améliorer, Jean-François Gabilla se montre catégorique : « plus question de se lancer dans une opération qui risque de ne pas être vendue rapidement ». Les promoteurs ont fait une croix sur bon nombre de programmes immobiliers prévus et se préparent désormais au pire. « La baisse des ventes au troisième trimestre devrait être comprise entre -40% et -55% par rapport au trimestre correspondant de 2007 », prévient ainsi la fédération.

Principale cause évoquée par les promoteurs-constructeurs pour expliquer cette pénurie d'acheteurs : le crédit immobilier qui est aujourd'hui distribué au compte-goutte tant aux particuliers qu'aux professionnels. Pour Jean-François Gabilla, « la relance du marché immobilier proviendra avant tout du retour à l'accès au crédit des acquéreurs et l'amélioration de leur solvabilité, notamment par l'instauration d'une TVA à taux réduit pour les accédants à la propriété sous plafond de ressources ». En revanche, aucune responsabilité ne semble devoir incomber aux promoteurs eux-mêmes et lorsque leur président en évoque certains tanguant dangereusement au bord du gouffre, ce n'est somme toute que pour rappeler qu'ils ne font pas partie de la FNCP.

Et pourtant ces défaillances concernent quelques noms prestigieux qui ont fait les belles heures de la profession. En effet, si Kaufman and Broad (3ème promoteur immobilier français) n'annonce « que » une diminution de ses effectifs de 166 postes, d'autres comme l'alsacien Brun Habitat et Céléos ont d'ores et déjà été placés en redressement judiciaire. Idem pour le promoteur Piera dont les programmes en immobilier neuf se sont enlisés au point que le groupe a du se défaire de 60% de son personnel.

Si le président de la FNPC rejette tout alarmisme, la situation du logement neuf en France reste des plus délicate. Il en a donc appelé, en début de mois, à l'instauration d'une TVA de 5,5% au lieu de 19,6% pour toutes les agglomérations de plus de 250.000 habitants. Il devrait également pouvoir compter sur les 30.000 logements en VEFA (vente en l'état futur d'achèvement) dont le gouvernement propose de se porter acquéreur (les promoteurs ayant déjà fait parvenir à l'institution en charge de cette mesure plus de 11.000 dossiers de programmes neufs à vendre).

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